‹ Étude sur le travailChapitre 23 sur 106 · Genèse, chap. if, v. 21 à · texte numérisé non relu

Genèse, chap. if, v. 21 à

du mariage, et le Décalogue en fait un précepte *.

Mais le paganisme a ignoré ou méconnu la grandeur delà loi morale du mariage, son indissolubilité, d'où naît, pour lafemme, l'égalité avecThomme. La famille païenne a notablement différé de la famille juive, et plus encore de la famille moderne, telle que l'ont faite les enseignements de l'Évangile. Le père, seul représentant de la famille, avait droit de mort chez lui ; il y était haut et seul justicier.

Le sacrifice d'Iphigénie par son père n'est pas prouvé comme fait historique ; mais il est absolument conforme aux mœurs grecques. Euripide en a fait l'objet d'une de ses tragédies, Eschyle et Sophocle l'ont admis, et ces grands tragiques savaient bien que la terreur et la pitié ne s'obtiennent pas en dehors de la vraisemblance, et ne doivent pas contredire aux idées du temps.

Quand Brutus condamnait à mort ses fils demeurés fidèles auxTarqùins, il n'agissait pas comme consul, mais comme père, et cette magistrature ne croyait même pas nécessaire de se couvrir des formes judiciaires*.

Quant à la femme, sa situation ne s'éloignait pas beaucoup de celle d'une esclave,

« A Rome, dans ce sanctuaire des grands et nobles sentiments, mais des sentiments rudes, surtout avant que le christianisme eiit élevé et attendri les cœurs, le lien conjugal était loin d'être aussi étroit qu'il l'est

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