La Genèse, cbap. i, v
Tel est le champ offert à Tac ti vite humaine, vaste champ, fécond, inépuisable. Mais ce bienfait n'est pas sans condition.
« Vous ne tirerez de la terre de quoi vous nourrir qu'après beaucoup de travail . »
Le travail ! voilà donc la loi et la nécessité ; il faut se nourrir et nourrir sa femme et ses enfants; il faut relever de soi-même dans cette tâche, la première de toutes ; c'est le devoir et c'est Thonneur du mari et du père.
Aussi le bon et honnête travailleur a-t-il bientôt pris rang parmi ceux qui avaient le plus de droits à l'estime des hommes. Le travail n'a pas tardé à être aussi honoré qu'il est honorable.
Le grand poète auteur des Psaumes, cette œuvre extraordinaire, dont la beauté lyrique n'a été égalée dans aucune littérature % le roi David a, dans le psaume CXXVII, tracé le tableau de la maison et de la famille du bon travailleur soumis à Dieu :
« 1. Heureux ceux qui craignent le Seigneur, et qui marclient dans ses voies.
« 2. Vous mangerez le fruit des travaux de vos mains, et, en cela, vous êtes heureux et vous le serez encore à l'avenir.
« 3. Votre femme sera dans le secret de voire maison, comme une vigne qui porte beaucoup de fruits.
« 4. Vos enfants seront autour de votre table comme déjeunes oliviers.