CHAPITRE VIII
Lo capilal a sa racine dans trois attribula de rhomme : la préiroyance, l'inlelligeDce et la frugalité.
F. Bastiat, Barmohies économiqueg^ chap. vu.
Lo capilal, ce grand inslruroeut du travail est à la génération de la richesse, ce que la machine à vapeur est à la production du mouvement.
MiuNBT, Notices et portraits^ RoBdorer, t. 1.
Le capilal est le thermomètre de la civilisation et de la puissance nationale.
Rossi, Cours d'économie polUif/ue^ t. III. 6* leçon.
Le mot Capital a plusieurs acceptions.
L'usage le plus général applique ce mot à l'or, à l'argent, à la monnaie métallique comme à la monnaie de papier, en un mot, au numéraire faisant rofiîce principal de l'échange et de la circulation dans le commerce et les diverses relations des hommes entre eux.
Le capital ainsi considéré a, dans l'économie sociale, le même rôle que le sang dans l'économie humaine. Arrêtez, suspendez la circulation du sang, et vous causez la mort« Arrêtez, suspendez la circulation du capital, et vous amènerez la ruine générale.
La seconde acception, plus étendue que la pre-
i52 ETUDE SLR LE TRAVAIL
mière, comprend, dans le mol capital, la propriété mobilière sous ses nombreuses et diverses formes.
Enfin, dans l'acception la plus large, le mpt capital est l'équivalent du mot propriété. Tout ce qui est appropriable devient capital, et Ton arrive à ceci : que toute propriété est capital, que tout capital est propriété. Les deux mots ont, dans ce sens, la môme relation avec le travail, dont ils expriment k la fois rinstrument et le produit, Teflet et la cause, également respectables, également inviolables à ce double titre.
Point de travail possible sans un capital antérieur; point de' travail utile s'il n'est pas suivi d'un produit utile, c'est-à-dire d'un capital. Le travail le plus simple, le semis d'une plante suppose plusieurs capitaux antérieurs ou nécessaires, la terre, la bêche ou le râteau, l'engrais, la semence, la main-d'œuvre.
L'homme assis à son bureau et qui y écrit sous l'action de cette chose immatérielle qui s'appelle la pensée, que fait-il? Il fait emploi d'un capital, souvent considérable, accumulé en lui et qui est sa science, son instruction, et il produit un capital-livre échangeable chez l'éditeur pour de l'argent.
Le magistrat, rendant la justice sur son siège, fait emploi du capital qu'il a accumulé, en étudiant les lois, et reçoit de l'État un capital, une rémunération qui est le prix du service qu'il rend chaque jour.
Entrons plus avant dans les diverses combinaisons d'emploi des divers capitaux.
Il arrive fréquemment que le capital avec lequel un travail est exécuté n'appartient pas à celui qui l'emploie. Ainsi une usine, avec son outillage, devient.
par succession, la propriété d*une personne qui n'a pas les connaissances ou les habitudes, ou les capitaux nécessaires pour la faire marcher et en tirer profit. Voici, d'un autre côté, un industriel, qui aies connaissances et les habitudes nécessaires, mais n*a que peu ou point de capitaux. Un rapprochement se fait entre le propriétaire de Timmeuble et Tindustriel, et ils conviennent d'un prix annuel représentant le loyer de Tusine. Qu'est-ce que ce loyer? C'est le prix du service rendu à l'industriel par la remise, dans ses mains, d'une chose, d'une propriété, d*un capital qui estrinstrument immobilier indispensable de son travail. Mais tout n'est pas fait.
L'industrielabcsoin d'acheter les matières premières de son travail; il faut aussi qu'il paye ses ouvriers; c'est Tobjet d'un second traité de sa part, soit avec le propriétaire de l'usine, si celui-ci a les capitaux mobiliers nécessaires à Tindustriel et s'il est disposé à les lui prêter. Sinon, c'est un banquier qui les fournit, si l'industriel lui paraît offrir les garanties nécessaires de bonne conduite et de capacité. Voici donc un aulre service rendu à l'industriel. De qxiel prix payeral-il ce service ? Du môme qu'il a payé le premier, d'un loyer annuel qui, dans ce cas, s'appelle l'intérôl de l'argent. Entre ces deux rémunérations, l'une pour le capital immobilier, l'autre pour le capital mobilier, il y a similitude absolue, les noms dilR'rent, mais ils expriment la môme chose, le prix d'un service rendu.
Il reste maintenant pour l'industriel à trouver la main-d'œuvre, ce troisième élément de la production; comment s'y prend-il? Il n'a pour cela qu'un moyen; la science, les mœurs, la loi, ne lui en offrent pas deux :
il assure à l'ouvrier qu'il a choisi, le connaissaut généralement peu et étant aussi peu connu de lui, une somme fixe pour sa peine de chaque jour. C'est ce qu'on appelle le salaire, troisième mot exprimant, comme le loyer, comme l'intérêt, le prix d'un service rendu, et qui est, comme eux, tenu en dehors de la spéculation bonne ou mauvaise de l'industriel, qui peut se tromper. Ainsi l'industriel, dans la confiance du succhs, commence par s'engager à prélever sur le produit de son travail, et généralement avant l'entrée de ce produit dans la consommation, des sommes fixes, du payement desquelles il n*est point dégagé, alors même que ses produits ïie se seraient pas vendus ou ne l'auraient été qu'à perte. Il a pris des engagements, il doit les tenir; sinon il a, en face de lui, la faillite et le déshonneur moral qui la suit.
Il n'y a pas d'industrie qui ne présente ces conditions et c^s situations.
Prendrons-nous comme exemple la culture de la terre ? Qu'y verrons-nous ?
L'instrument immobilier est généralement loué par un propriétaire à un fermier. Si ce fermier n'a pas le numéraire nécessaire pour se garnir d'un cheptel suffisant, ill'empruntc, et nécessairement il emprunte aussi, et à mesure des besoins, l'argent nécessaire pour les salaires de ses ouvriers à Tannée, ou des ouvriers auxiliaires des moissons.
Le blé et le seigle se sèment pour la plus grande partie en automne; les menus grains, au commencement du printemps; les moissons se font l'été, et les ventes de grain ne commencent guère que vers la Tous-
saint. Voilà donc des avances de six à douze mois ; avant que le fermier ait pu vendre un hectolitre de grain, il a dû payer son année de loyer, iSon année d'intérêt de son fonds de roulement, et toute sa maind'œuvre. Je ne parle pas des engrais achetés au dehors, des impôts, des assurances, etc.
Le problème sera-t-il simplifié parce que le propriétaire travaillera lui-même sa terre et avec son argent? Simplifié sans doute, mais, au fond, toujours le même quant au résultat. Le propriétaire qui voudra bien savoir s'il a eu raison de se faire son propre fermier devra chercher, si, dans le produit total qu'il a obtenu, il trouve :
1** La somme que sa terre lui aurait rapportée, s'il Tavait affermée à un fermier;
2^ L'intérêt que l'argent employé à la culture lui aurait rapporté s'il l'avait placé;
S"" Et enfin les salaires, impôts, assurances, engrais, entretiens, etc.
S'il trouve un excédent, il aura fait une bonne spéculation; sinon, non.
Prendrons-nous maintenant un exemple dans la petite industrie, chez un boulanger?
Il a le loyer de sa boutique, il a l'intérêt de la valeur de ses approvisionnements, qu'il les ait achetés avec son argent ou avec de l'argent emprunté. Il a le payement enfin de ses quelques ouvriers. Le produit se vendant vite, les avances ne sont pas à long terme; il n'en a pas moins fallu l'instrument immobilier, l'instrument mobilier et la main-d'œuvre.
Passons à la grande industrie. Les phénomènes y
sont plus larges, mais identiques. II faut une usine, avec tous ses accessoires et son outillage; il faut un fonds de roulement quelquefois considérable; il faut enfin de nombreux ouvriers, des ingénieurs, des contremaîtres, c'est-à-dire, et toujours, les trois instruments de travail.
Scienlifiquement Ton peut dire qu*il n'y a que deux choses dans un produit créé de main d'homme : le capital et le travail; le capital qui est l'ensemble des diverses propriétés — immobilière ou mobilière — mises au service du travail, et le travail sous ses diverses formes, travail des chefs, travail des contremaîtres, travaildes ouvriers, en d'autres termes, travail intellectuel et travail manuel.
Tel est le tableau résumé, mais fidèle, du régime actuel, du travail dans ses rapports avec le capital. Je sais bien que la démagogie prétend (\\x'il faut changer tout cela, et en finir avec ta tyrannie du capital. Nous verrons plus loin ce que vaut cette prétention.
En attendant, les choses sont telles que je les ai dites, et telles, d'ailleurs, que tout le monde les sait. J'aurais môme hésité à les rappeler dans les quelques pages qui précèdent, si l'ordre logique de la discussion ne l'avait absolument exipré.
Mais ici une difficulté se présente.
Je viens démontrer que le loyer d'une terre, d'une maison, d'une usine, est le prix légitime d'un service rendu; qu'il en est de môme des émoluments et des salaires des travailleurs. Aux yeux de l'économie sociale, il en est incontestablement de môme pour le numéraire, et l'intérôt attribué à l'argent prôté est le
prix d'un service rendu, absolument au même titre que celui des deux autres agents de la production.
Mais cette troisième proposition n'apas toujours été admise en théologie. Après une interdiction absolue du prêt à intérêt, l'Église, en présence des faits nouveaux de l'économie sociale et financière, en présence de l'importance considérable et de la généralité de ces faits, a reconnu la nécessité de quelques exceptions; puis, aujourd'hui, sur le principe même du prêt à intérêt, elle suspend son jugement. En attendant une décision dogmatique, elle ordonne qu'au tribunal de la pénitence, les consciences ne soient plus inquiétées au sujet des prêts autorisés par la loi civile, chez les diverses nations chrétiennes.
Ceci mérite évidemment que nous nous y arrêtions; comme je Tai fait ailleurs, je consulterai d'abord les origines.
La loi juive ne permettait pas le prêt à intérêt de Juif à Juif, — la loi moïsiaque dit : de frère à frère. — Toute augmentation, toute rémunération demandée sur le capital était condamnée comme usuraire. Les prescriptions de la loi à cet égard sont précises et sévères. Le Psalmiste, les Prophètes les ont confirmées dans de nombreux passages.
Mais ce que la loi moïsiaque défendait de Juif à Juif, elle le permettait de Juif à étranger.
Cette contracdiction, qui ne peut s'expliquer que par le génie exclusif delà nation juive, enlève à la prohibition de l'intérêt, considérée en principe, toute autorité. Un législateur tel que Moïse ne pouvait pas
permelire le prêt à intérêt vis-à-vis de l'étranger, si rinlérôl était condamnable à ses yeux. S'il a^ interdit le prêt à intérêt de Juif à Juif, c'est qu'il a voulu fortifier, chez ses concitoyens, les sentiments d'affection les uns pour les autres, et réfréner leur âpre amour du gain.
La profondeur de ses desseins éclate ici avec évidence; mais sa législation, aux yeux de la logique moderne, perd sa force dans la discussion du prêt à intérêt.
Commentlesenseignementsdu Christ ont-ils modifié cette législation ? Est ce en généralisant l'interdiction du prêt à intérêt, comme semble l'indiquer le texte si connu : — « Prêtez et n'attendez rien de votre prêt » — au delà du principal : Muttium date^ nihil Inde sperantes. (Saint Luc, vi, 35.)
L'interprétation admise pour ce texte, la prohibition absolue de tout intérêt pour le prêt d'argent, est excessive; ce texte, en effet, n'est pas au nombre des commandements évangéliques donnés à tous les hommes pour leur règle de tous les jours *.
Il est certain toutefois que l'ancienne théologie a admis l'opinion contraire. Ellea considéré l'interdiction de l'intérêt dans le prêt d'argent comme absolue.' Bossueta fait de même dans son Traité de rusure^ en
1. Parmi les auteurs qui ont défendu cette opinion avec le plus de force et de compétence, je citerai M. Tabbé Corbière, supérieur du séminaire de Paris, curé de Saint- Vincent-de-Pau I. Dans son traité à' Économie politique chrétienne y}&.. l'abbé Corbière traite avec tout le développement nécessaire la question du prêt à intérêt, et conclut à sa légitimité et à son immense utilité. Tout le livre mérite d'être lu. 11 est d'un esprit large etferme, d'un savant économiste et d'un respectable et bon prêtre.
M. l'abbé Vignon, curé de Buire-Courcelles, soutient la même opinion dans son livre (i\xPrêt à intérêt.
réponse à Grotius, qui avait soutenu la thèse contraire.
Il est nécessaire, pour s'expliquer une sévérité qui, si elle était maintenue, impliquerait la négation de la vie sociale 'des nations, de se reporter, par la pensée, à ces temps de l'antiquité où Tor et l'argent étaient surtout un instrument d'oppression contre le pauvre; où l'usure était -entrée si avant dans les mœurs des Juifs et des Romains qu'elle était devenue une plaie dévorante.
Dans le moyen âge, les Juifs pratiquaient Tusurc au milieu de persécutions incessantes qui prenaient leur origine autant dans leur commerce d'argent que dans leur foi. Les peuples voyaient, alors et à la fois en eux, les meurtriers de Jésus-Christ et les bourreaux des pauvres, qui sont les membres de Jésus-Christ. Ainsi Tusure ne cessait d'être un objet d'horreur, et comme elle n'est, après tout, que Texcès du prêt à intérêt, ce mode d'emploi du capital restait enveloppé de la même proscription.
Mais le monde marchait : avec les progrès du travail, Targenl, cet indispensable instrument du travail, devenait un des besoins les plus impérieux de la vie des nations. Son commerce régulier, honnête, allait toujours en s'agrandissanl. La loi civile le couvrait de. plus en plus de sa protection, tout en conservant, par la limitation du taux de Tinlérêt, les précautions encore nécessaires contre l'usure.
Cette contradiction, devenant flagrante entre la loi religieuse et la loi civile, ne pouvait manquer d'éveiller l'attention d'un gouvernement aussi sage que celui du Saint-Siège, aussi pénétré de la nécessité religieuse et sociale de ne pas troubler inopportunément
les consciences et de ne pas élever des barrières infranchissables entre la foi religieuse et les conditions honnêtes, utiles, fécondes, de la vie civile.
Un siëcle aprës Bossuet, le pape Benoît XIY , illustre par sa grande science théologique, publiait la bulle Vix pervenit^ dans laquelle il résumait tous les arguments contre Tusure; mais il rappelait aussi les considérations qui, dans certains cas, légitimaient l'intérêt dans le prêt. Ces cas se sont étendus; l'intérêt du capital a été successivement autorisé par le Saint-Siège, pour les caisses d'épargne, pour les monts-de-piété; le gouvernement ponliOcal lui-même a contracté des emprunts publics à des taux supérieurs au taux légal ; il a autorisé aussi, pour ses chemins de fer, l'émission d'obligations portant intérêt.
Enfin l'Église a senti la nécessité de mettre un terme à la contradiction existant entre la loi civile et la loi religieuse.
Je trouve dans un des livres les plus autorisés de de notre temps sur ces matières, la Théologie inorale de M*' le cardinal Gousset, la règle tracée à cet égard par le Saint-Siège aux curés et confesseurs :
« Un confesseur agirait trop sévèrement et trop durement en refusant l'absolution à ceux qui croient pouvoir tirer l'intérêt du prêt, sans avoir d'autre titre que la loi civile. »
L'auteur continue : « Un curé, un confesseur, consulté sur la question de savoir si on peut tirer Tintérêt légal du prêt sans avoir d'autre titre que la loi,
{. On sait que les bulles JMiiprunli'nt leur dt-noniiiiation au^ mots par h'àijui'ls elles commencent. Celle de Benoît XIV coniinence par les mut» : Viu: pervenil ad aures uosira.s...
répondra prudemment, quel que soit son sentiment, que, d'après la règle de conduite tracée par le Saint- Siège, on peut recevoir l'absolution en s'en tenant à la loi civile, concernant le prôt à intérêt, si l'on est d'ailleurs disposé à s'en rapporter pour l'avenir à la décision définitive du souverain pontife, au cas qu'elle ait jamais lieu. »
Et il ajoute : « Il n'arrivera vraisemblablement pas que le Pape se prononce définitivement contre la loi qui permet l'intérêt du prêt. » Chap. xi, §4, p. 398.
On ne manquera pas, et l'on n'a pas manqué, de s'armer contre le Saint-Siège de ces apparences d'hésitation. II y a là un texte abondant de déclamations contre son esprit de retardement et de résistance au progrès de la civilisation. Elles n'ont cependant pas été aussi envenimées que d'habitude, parce que le socialisme se rencontre avec l'ancienne théologie pour condamner et proscrire le prêta intérêt. Cet auxiliaire n'est pas nécessaire à la cour de Rome ; elle n'a pas besoin de ce triste concours pour se défendre et, assurément, elle ne le recherche pas.
11 me semble facile de se rendre compte de la conduite suivie par le Saint-Siège.
Ce fait si général d'un commerce régulier, honnête et fécond de l'argent n'existait pas, même en germe, dans la Judée, au temps de la prédication de l'Évangile. Une effroyable usure dévorait ce pays, et c'est à ce mal profond, invétéré, que s'est appliquée la parole de Jésus ; le commerce honnête de l'argent était en dehors de son enseignement. Le Christ serait demeuré absolument incompris, s'il avait levé le voile
qui couvrait encore, et pour bien des siècles, Tune des conséquences les plus heureuses de la venue de l'esprit chrétien dans le monde, Tusure cédant sa place au conimerce honnête de l'argent.
Le sentiment intime du Saint-Siège sur le prêt à intérêt ne me paraît donc pas douteux. Pourquoi ne juge-i-il pas à propos de le faire connaître encore? Parce que l'Église, le clergé sont, avant tout, les défenseurs, les protecteurs des pauvres, et que la prohibrtion.de l'intérêt dans le prêt lève en même temps les barrières qui s'opposent encore aux excès de l'usure.
La liberté entière donnée au trafic de Targeot n'offre pas encore au Saint-Siège toutes les garanties qu'il doit désirer pour que l'oppression du faible et de l'indigent ne reparaisse pas. C'est donc, — je me permets de le croire, — une grande pensée de charité, bien digne du Saint-Siège, et bien habituelle chez lui, qui l'a conduit à ne pas résoudre définitivement la question et à prendre une situation transitoire qui, tout à la fois, rassure les consciences sur le trafic régulier de l'argent et maintient aux pauvres la protection de l'Église et de la magistrature contre les abus de l'usure. Il ne faut pas oublier d'ailleurs que l'Église stipule pour la chrétienté entière, et partout où il y a des catholiques. Quelques nations peuvent être mûres à ses yeux pour la liberté du prêt et de l'intérêt; mais tant que toutes les nations catholiques n'en sont pas arrivées à ce point, TÉglise doit garder le silence ^