La Démocratie en Amériquet t. I, note II
conscience, de pensée, de.trayail, d'enseignement ; la participation, enfin de plus en plus grande, de la nation à la gestion de ses affaires à mesure que les lumières s*y répandent.
Toutes ces conditions peuvent se rencontrer sous un gouvernement monarchique modéré, aussi bien que sous un gouvernement républicain ; on peut toutes les renfermer dans la formule latine : sub kge, liberlas.
Et il faut ajouter, avec Montesquieu, que les républiques ou les monarchies peuvent ne pas être modérées^ et, par conséquent, ne pas donner la vraie liberté.
Il ne suffit donc pas aux novateurs, aux destructeurs de monarchies, de monter au Capitole pour avoir conquis la République; il faut qu'ils prouvent encore que leur République respecte et assure la liberté. G!est une preuve que, de nos jours, on ne paraît ni soucieux, ni pressé de donner.