‹ Étude sur le travailChapitre 82 sur 106 · M. L. REYBAUD SLR LES SALAIRES · texte numérisé non relu

M. L. REYBAUD SLR LES SALAIRES

La monographie des forges de la Champagne ^ fournit rétude intéressante que Ton va lire :

« Il ma semblé curieux de vérifier sur quelques ménages par quels procédés un ouvrier, qui ne passe guère plus de trente ans pleins dans une usine, parvient à préparer non seulement son bien-être, mais souvent celui des siens. J'ai pris pour cela deux types : l'un, dans les salaires élevés, un puddleur; l'autre, dans les salaires modestes, un manœuvre. Le puddleur aura gagné dans son année, pour troiscentsjoursouvrables,payablesà5 francs,! SOO francs. Le manœuvre n'aura réuni, pour le même nombre de jours, payés à raison de 3 francs, que 900 francs. Que restera-til h l'un et h l'autre, pour l'épargne, quand la famille aura prélevé, sur ces sommes, sa subsistance et son entretien ? Dans les deux cas, l'ouvrier possède en propre une chaumière et un petit champ qui lui fournissent gratuitement, .sauf une contribution de 6 à 10 francs, l'abri et quelques vivres. Le puddleur n'a que deux filles; le manœuvre a trois beaux et solides garçons. Les voici arrivés, l'un et l'autre, au moment où leurs forces commencent à décroître. Xon seulement il y a faire leur compte, mais celui des journées écoulées jusqu'au moment où ils vont se démettre. Ce sera dans ces termes que le calcul s'engagera.

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