III. Les formes irrégulières de I ophthalmie sympathique
En dehors de l’iridocyclite plastique et séreuse, que l’on peut considérer comme les formes types de l’ophthalmie sympathique, on en a signalé encore d’autres manifestations qui n’ont été observées que très-exceptionnellement. Ce sont les affections suivantes :
A. Viridokératite sympathique. M. Rheindorf (1) est le seul qui l’ait rencontrée en trois cas (les n®® 72, 73 et 75 de son Tableau statistique); c’était une fois après l’iridochoroïdite et deux fois à la suite de staphylomes cornéens du premier œil. D’après sa description, il se forme des infiltrations circonscrites de la cornée, qui se transforment bientôt en ulcérations. Si les unes guérissent, d’autres apparaissent. L’iris est toujours enflammé et il y a parfois un hypopion. Ces changements sont accompagnés de douleurs ciliaires fortes et d’une photophobie extrême.
L’énucléation de l’œil primitivement malade, a amené la prompte guérison dans les trois cas, tandis que tous les autres traitements étaient restés infructueux. Cet effet favorable de l’énucléation plaide en réalité en faveur de la nature sympathique de l’affection. Cependant, cette forme doit être extrêmement rare, puisqu’elle n’a été constatée par
U) Rheindorf. Sur l’ophthalmie sympathique. Lille, 1864, p.ll.
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aucun autre observateur, bien que plus de 4 ans se soient écoulés depuis l’intéressante publication de M. Rheindorf,
B. La chorio -rétinite sympathique a été signalée par M. de Graefe (1), qui Ta constatée en deux cas. Dans les deux il y avait diminution de la vision. L’ophthalmoscope montrait un léger trouble de la substance de la rétine.
Une observation analogue, mais qui diffère cependant sous plusieurs rapports de ces deux cas, a été faite par M. Rheindorf. 11 a eonstaté qu’un état hyperémique de la rétine et du nerf optique d’un œil fut suivi d’une altération tout à fait semblable dans l’autre œil. La section du nerf optique du premier œil (qui était amaurotique) avait un résultat très-favorable pour le seeond.