PO EUR
EFRRU A ER
. Il est une loi que nous croyons pouvoir tirer, qui semble évidente à priori, mais qui cependant demande réflexion : plus la ligature est faite bas sur les artères d’un membre, plus on a de chance de voir la circulation collatérale suppléer l’artère principale. Les raisons en sont multiples : d'abord, une ligature sur l’avant-bras
ou sur la jambe laisse un segment de membre moins
-important à irriguer au-dessous d'elle qu’une ligature
au bras ou à la cuisse.
Mais cette raison, bien qu'exacte, n’est pas capitale, ni la seule en cause. Car il suffit expérimentaleñent de lier les artères d’un très petit segment de membre, un doigt, par exemple, pour voir le sphacèle se produire. La raison capitale est que les artères des membres diminuent de volume en s’éloignant de la racine de ce membre, mais augmentent en nombre, et aussi en collatérales. C’est ainsi que l'avant-bras et la jambe possèdent deux artères principales, alors que la cuisse et le bras n’en possèdent qu'une principale.
Cette conclusion n’est pas hypothétique. Nos observations le prouvent : deux anévrismes de la tibiale postéue (observations IT et I suivis de la ligature de
cette artère, et même dans un cas (obs. IT) de la ligature
de la tibiale postérieure et de la péronière, n’amènent
aucun trouble nutritif. Lasuppléance a donc eu lieu. Les
voies en sont, en effet, nombreuses et les collatérales
chargées de les assurer assez volumineuses.
Lorsqu'on lie l'artère tibiale postérieure seule, la
r 1 . PE Dr A 1 È 1: 1 Û suppléance se fait pa l'artère péronière, qui bien que
RONA
parfois très réduite et moins volumineuse que la libiale postérieure, est cependant assez importante pour irriguer les muscles de la face postérieure de la jambe. Et au niveau du soléaire, en particulier, il existe un réseau anastomotique entre les branches des deux artères de la face postérieure de la jambe.
De plus, au niveau de la malléole interne, l'artère tibiale postérieure donne une branche importante, et, souvent volumineuse, l’artère malléolaire postérieure et interne, qui se porte en arrière et en dedans vers la malléole interneets’anastomoseavec l'artère malléolaire interne, branche de la tibiale antérieure. L’artère péronière envoie souvent une branche semblable qui s’'anastomose de même avec la malléolaire externe, branche de la tibiale antérieure. Bien qu'inconstante,
cette artère peut, quand elle existe, être une voie de
suppléance utile. 3
En outre, à l’extrémité inférieure de la jambe, l'artère tibiale postérieure et la péronière fournissent deux branches qui s’anastomosent après un courttrajet,
soit à plein canal, soit après s'être terminé par un bouquet de branches.
Enfin, à l’extrémité inférieure de la jambe, l'artère péronière se divise en deux branches dont l’une traverse 1 la membrane interosseuse pour aller dans la loge anté- |
. rieure de la jambe s’anastomoser avec des branches de : l'artère tibiale antérieure. |
Ajoutons que les fines anastomoses entre l'artère
7 + RES , A FL PAR U É tibiale antérieure et l’artère tibiale postérieure, àtravers