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intramusculaires entre les différentes ‘artères. Maïs elles sont bien insuffisantes pour assurer la nutrition d’un territoire aussi étendu que celui de l'artère fémorale. L'observation clinique le montre d’ailleurs. Elles ne peuvent nourrir que le tiers supérieur de la jambe.
Il en serait tout autrement encore si la ligature avait
eu lieu au-dessus de la naissance de l'artère fémorale
profonde. On aurait supprimé alors la nutrition des muscles de la cuisse, qui auraient été réduits aux anastomoses entre l’ischiatique et l’obturatrice avec les
perforantes — et un sacrifice plus grand encore aurait
été certainement nécessaire.
Un fait semblable se produit lorsqu'on lie l'artère principale du membre supérieur haut, au niveau de l'artère sous-clavière, comme dansnotre observation IV, même si on a soin de placer la ligature au-dessous de toutes les collatérales de l'artère, ce qui équivaut à une ligature de l'artère axillaire. Il existe, certes, un riche réseau artériel entre les branches de l’axillaire et de la sous-clavière, surtout au niveau de l’omoplate, réseau fourni par la scapulaire supérieure, la scapulaire postérieure, et la première intercostale, branches de la
sous-clavière et l’acromio-thoracique, la scapulaire
inférieure, et les circonflexes, branches de l’axillaire.
Mais ce sont là des voies de dérivation insuffisantes, et qui, d’ailleurs, nourrissent surtoutla face postérieure de l'épaule et du bras, et beaucoup moins la région antérieure du bras. Nous avons d’ailleurs remarqué nettement, au cours de l'amputation rendue nécessaire,