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persistance de la spoliation chlorée par l’émonctoire rénal après la cessation des vomissements : une déchloruration par voie rénale (abaissement du seuil d'élimination du chlore) s’est donc ajoutée à la déchloruration par voie digestive,
Les auteurs font grande la part de l’hypochlorémie dans la genèse de l’hyperazotémie. Ils attribuent à cette hypochlorémie l’insuffisance rénale et l’azotémie constatée mais concluent « nous ne pouvons affirmer que l’azotémie a été déterminée par la seule spoliation chlorée ». Ils envisagent alors la possibilité d’un facteur inconnu ayant peut-être lésé le rein ou le foie. Certes, les cylindres granuleux, la concentration de l’urée dans l’urine à 8 °/5, une constante à 0.217, enfin la perte d’une attribution essentielle du rein « maintenir le minimum de CI nécessaire à l’existence des actes physiologiques » forment un ensemble de signes qui permettent de conclure à un dysfonctionnement rénal difficile à réaliser sans substratum anatomique.
La néphrite existe; pour nous, elle a sa part dans l'azotémie constatée, son origine ne semble pas devoir être cherchée dans un facteur inconnu. Nous verrons plus loin qu’elles peuvent en être les causes.
— Dumas (A), RIVOLLIER et FOURNIER. Azotémie considérable par manque de sel (chloropénie). S. M. H. Lyon, 17 déc. 1935).
Un homme de 31 ans est pris de vomissements avec anurie, l’urée sanguine s’élève jusqu’à 3 gr. 70.
Dans les urines : albumine.
Rechloruration, baisse de l’urée sanguine.
M DD a
— Dumas A. REYNAUD, DIDIER, LAURENT et Mile Gau- THIER. Un nouveau cas d’hyperazotémie par manque de sel (chloropénie) (S. M. H. Lyon, 8 déc. 1936).
Un homme de 46 ans, entre à l’hôpital pour vomissements d’origine indéterminée.
Déshydratation, Urée sanguine à 3 gr. 16, Hypochlorémie.
Dans les urines peu abondantes : albumine. |
Tous ces signes disparaissent sous l’influence de la thérapeutique salée.
— Enfin, dans l’observation suivante de PT MERK- LEN, H. GOUNELLE et ADNOT (B. et M. S. M. H,, Paris, 26 octobre 1934) « Déshydratation avec chloropénie et azotémie » ou chloropénie et azotémie ne relèvent ni de diarrhée, ni de vomissements, mais d’un abus de laxatifs :
Albuminurie nette, à l’entrée à l’hôpital, que l’on retrouve encore une dizaine de jours après.
Ainsi ne pouvons-nous pas nous associer totalement à la conclusion de cette observation : azotémie sans lésions rénales.
Nous trouvons donc ces signes d’atteinte rénale dans d'assez nombreuses observations, destinées à montrer les relations de l’appauvrissement en sel et de l’azotémie.
D'ailleurs, RUDOLF, sans en chercher les causes et sans en faire découler de conclusions, constate, dans sa thèse, cette note organique, à propos du syndrome de carence chlorée « En concordance avec cette azotémie (élevée, variant de 1 gr. à 3 gr. 50), il existe