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d’autres signes d'insuffisance rénale : les urines, rares, sont souvent albumineuses; l'examen du culot de centrifugation montre la présence de cylindres granuleux ».
Toutefois, des cas de spoliation chlorée par vomissements ou diarrhée avec azotémie, maïs sans signes d'atteinte rénale, ont été publiés. Ils pourraient nous être opposés en particulier :
— MozEr et MACH : « Déchloruration et azotémie. Un cas de tétanie gastrique avec alcalose et hypochlorémie » (B. et M. S. M. H. Paris, 16 mars 1934).
Sujet qui vomit chaque jour depuis plusieurs mois, déshydraté, présentant des signes de tétanie.
L'examen radiologique montre une sténose serrée du pylore.
Hypochlorémie globulaire et plasmatique.
Urée à 1,62.
À aucun moment, n’ont existé de signes d’altération rénale.
— J. Carozr: « Diarrhée cholériforme, hyperazotémie. Guérison par la rechloruration » (Paris médical, 24 fév. 1934).
Dans cette observation, déshydratation et chloropénie considérable. Aucun signe d’atteinte rénale.
Cependant, dans les cas de spoliation chlorée cette atteinte semble très fréquente et en relisant les premières observations de L. BLuM, P. GRABAR et Van CAULAERT — observations qui ont servi à établir la théorie de BLUM — nous avons relevé de la même façon des signes de néphrite.
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Ici, nous n’avons pas une spoliation chlorée brusque, mais un appauvrissement de l’organisme en sel, au cours de diabète grave, « par élimination du sodium dès que l’acidose atteint une certaine intensité » et aussi par l'institution d’un régime chloroprive.
— « Azotémie par manque de sel » (Presse médicale, 7 novembre 1928).
— OBSERVATION N° 2: concernant un diabétique de 37 ans entrant à la clinique en état de coma.
Malade appauvri en sel, comme tout diabétique grave, « par acidose durable et forte ».
Les urires contiennent en dehors du sucre et l’acétone, de l’albumine et une quantité énorme de cylindres granuleux. À ce moment, l’urée dans le sang est à O0 gr. 45.
Deux jours après ces examens (deux jours de régime déchloruré et pendant lesquels la diarrhée apparaît), urée sanguine à 3 gr. et 5 jours plus tard à 4 gr. 80, puis le taux s’abaïsse à 4 gr. 20, puis 3 gr. 77. Alors seulement on donne du sel et en
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jours, l’urée revient à la normale.
Ainsi primitivement : une acidose déterminant à coup sûr un manque de sel, mais aussi des signes de néphrite aiguë, urée à peu près normale. Puis élévation rapide du taux de l’urée dans le sang semblant encore accrue par le régime déchloruré et la diarrhée spoliatrice.
Il nous paraît impossible d’établir une corrélation précise entre l’azotémie et le manque de sel, sans tenir compte du facteur néphrite. L’azotémie, en effet,
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semble s’être établie à la faveur de cette néphrite (même si la carence en sel a été la cause de cette dernière); elle a commencé à s’atténuer d’autre part avant la mise en œuvre de la thérapeutique salée.
— OBSERVATION N° 4 : concernant le même malade revu plus tard.
L’urée dans le sang n’est pas très élevée; BLuM voit fa cause de ce taux normal dans une chlorémie peu abaissée, mais nous pouvons remarquer l’absence de signes rénaux.
— OBSERVATION N° 3 concernant un diabétique précomateux, qui d'autre part, vomit.
Aucun signe de néphrite. Urée à 0 gr. 40 et malgré le régime sans sel ajoutant ses effet à ceux de la spoliation chlorée par vomissements, l’urée ne s’élève qu’à 0 gr. 52.
Ainsi, dans les cas de diabète avec une urée peu élevée, pas de signes de néphrite. Dans d’autres cas — diabétiques en état de coma, — les urines contiennent de l’albumine et des cylindres granuleux, cylindrurie telle que parfois visible sans recours à la centrifugation et fait paradoxal, malgré cette profonde altération des reins, le taux de l’urée est normal. Mais bientôt, alors que les signes urinaires sont disparus, l’urée s'élève rapidement. Même avec la concomittance d’une carence en sel « ce sont là, dit BLuM lui-même, des phénomènes qui ne permettent pas d’exclure absolument une lésion rénale, car il existe des néphrites où l’albumine et les éléments figurés font presque complètement défaut ».