RABAT
Par la suite, BLUM et ses collaborateurs étendirent leur conception à tous les états morbides caractérisés par l’appauvrissement de l’organisme en sel et en particulier aux états digestifs spécifiés par des vomissements abondants ou des diarrhées profuses. Or, c’est dans des cas de cette éspèce que nous avons mis en évidence des signes d’atteinte rénale.
Ces observations fondamentales sur l’azotémie par manque de sel, contiennent donc elles-mêmes la possibilité d’une critique de la théorie qui en est née. Elles semblent confirmer notre conception du rôle d’un facteur rénal dans la genèse des azotémies par déperdition chlorée.
Ainsi, nous sommes partis d'observations personnelles où l’hyperazotémie pouvait sembler liée aux seules pertes en sel déterminées par les vomissements et la diarrhée.
En dehors du rôle de la déperdition aqueuse dont nous montrerons l’importance, nous avons mis en évidence l’existence de signes de néphrite.
Ces signes nous les avons relevés dans d’autres observations d’azotémie d’origine digestive.
Ces faits nous permettent de penser que le plus souvent la concomitance d’une hyperazotémie et d’une carence chlorée ne permet pas de mettre un simple signe d'égalité entre ces deux termes; que des facteurs complexes entrent dans le mécanisme de leur coexistence et qu’en particulier, même si son rôle
n’est pas primitif, le rein tient une place importante dans la genèse des äzotémies par chloropénie.
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Il devient donc délicat de parler dans ces cas d’azotémies extra-rénales et d’ailleurs, même si seuls existent, comme nous l’avons souvent remarqué, des signes rénaux fonctionnels, sans aucune note organique, il est encore impossible d’exclure totalement le rein; c’est dans ce sens que semblent avoir été créés les termes de « néphrite fonctionnelle », « néphrite a minima » et d’ailleurs n’existe-t-il pas des néphrites où l’albumine et les éléments figurés font presque complètement défaut ?
CONSIDERATIONS SUR LES FACTEURS DETERMINANT LES NEPHRITES AU COURS DES AZOTEMIES DIGESTIVES LA CHLOROPENIE — LA DESINTEGRATION AZOTEE — LA DESHYDRATATION