RAPPEL HISTORIQUE
Avant de rechercher quels peuvent être les facteurs de cette néphrite, nous voudrions faire un bref rappel historique des travaux qui ont tendu à préciser les rapports de la chloropénie et de l’azotémie.
Dès 1903, CASTAIGNE et RATHERY montrent que l’intégrité rénale exige un degré donné de concentration du sel dans l’organisme.
RATHERY consacre sa thèse aux lésions rénales par hypochloruration.
ACHARD, RIBOT et FEUILLÉE (1912) signalent l’existence d’une hypochlorémie plasmatique au cours de certaines néphrites œdémateuses.
André WEiz, dans sa thèse, note que la rechloruration augmente la perméabilité des reins à l’urée (chez les sujets déchlorurés).
En mai 1914, à la Société de biologie, puis en 1918, dans sa thèse, PASTEUR VALLERY-RADOT pose véritablement la question de l’influence de la chloruration sur le taux de l’urée sanguine.
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Après 1920, ce sont les Américains WHiPPLE, Mac CALLUM, HASTINGs et MUuRREY, HADEN et ORrR qui mettent bien en évidence, à propos de l’occlusion intestinale, la notion des azotémies par manque de sel en dehors de toute atteinte rénale antérieure.
En France, dès 1927, GossEr et ses élèves, cliniquement, BINET, expérimentalement, confirment et étendent les recherches américaines.
En 1928, RATHERY et RupoLr montrent le rôle néfaste de l’hypochloruration et les effets de l’ingestion de sel sur l’évolution d’une poussée azotémique.
Puis Léon BLum et ses élèves émettent leur théorie sur l’azotémie par manque de sel.
Après 1928, nombreux cas d’azotémie par spoliation chlorée secondaire à des vomissements ou de diarrhée sont publiées : en particulier : Observation de LAUBRY et THIROLOIX, communication d’Etienne BER- NARD; une observation de RUDoLF, dans sa thèse; observation de CaAroLI. Enfin, de nombreuses observations de BLUM.
Des articles d’AMBARD, de MERKLEN, de Mac, de LEMIERRE, de CHABANIER et LoBo-ONEILX, précisent encore la question.
Enfin, certains auteurs s’attachent à montrer que dans les azotémies des néphrites aiguës (par intoxication surtout) les vomissements et la diarrhée ne sont pas l’un des moindres facteurs d’azotémie, par la déshydratation qu’ils entrainent. Déclenchés par l’azotémie primitive de la néphrite, vomissements et diarrhée accentuent encore l’azotémie par les spoliations chlorées et aqueuses qu’ils déterminent.
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