‹ Étude sur les blessures simulées dans l'industrieChapitre 12 sur 34 · EUR · texte numérisé non relu

EUR

En effet, le développement des organes génitaux est encore incomplet. Quelques poils follets au pubis, la congestion et l'augmentation des volumes des testicules le démontrent nettement. 11 s’agit donc d’une hypéresthésie localisée et imputable à l'adaptation insuffisante de lanneau inguinal à une fonction nouvelle, par suite d’un état

congestif, qui n’est d’ailleurs que temporaire et n’a rien à faire avec un effort.

Ogservarion XXII.

Un effort est prétexté, le 18 juillet 1894, parle menuisier Victor R..., âgé de 32 ans, et qui se serait fait mal au bras gauche en levant un fardeau.

On reconnaît une angioleucite minime et superficielle de la portion antéro-interne du bras gauche avec un peu d’adénite axillaire secondaire, non appréciable par la tuméfaction, mais néanmoins très nette par l’exagération de la sensibilité. On trouve à la main correspondante plusieurs excoriations superficielles, qui peuvent avoir servi de portes d’entrée aux éléments de l'infection locale.

Aucun effort pour soulever un fardeau ne peut être rendu responsable de cette angioleucite,

Gertes ces deux individus sont des simulateurs, — l’un attribuaut une maladie à un traumatisme, dont il est d’ailleurs impossible de retrouver les traces, — l’autre invoquant un mouvement pour expliquer son adénite axillaire.— Mais peutêtre sont-ils de bonne foi. On peut admettre que la névralgie intercostale en cause, bien qu'existant antérieurement, ne se soit révélée qu’à l’occasion d'un mouvement brusque, qui a déterrniné un tiraillement sur les nerfs atteints, que la douleur causée par l’angioleucite du bras et l’adénite axillaire ait été tolérée passivement jusqu'à ce qu'une contraction des muscles du bras vienne la réveiller en l'exagérant.

C'est de la simulation néanmoins ; car c’est vouloir attribuer des affections, qui sont des maladies, à des accidents, qui, s'ils eussent existé, n'auraient jamais pu déterminer de semblables processus morbides.

Page 1