CONCLUSIONS
a. — La simulation est l'acte de tromper, soit que l'on veuille faire croire à quelque chose qui n’est pas arrivé, soit que l’on exagère un fait réel, ou qu’on en déduise des conséquences disproportionnées.
b. — La simulation a existé de tout temps et chez toutes les nations. Elle se bornait autrefois à l’exemption des charges militaires ou civiles. Maintenant, elle s’est surtout localisée dans l'industrie.
c. — Le mobile qui pousse l’ouvrier d'usine à simuler, c’est l’appât du gain ; c’est pour obtenir des pensions ou des indemnités qu'il est porté à exagérer.
d. — La simulation peut porter sur l’accident, le simulateur inventant de toutes pièces un accident qui n’a pas existé pour excuser une lésion ancienne ou une lésion survenue en dehors du travail.
e. — La simulation peut porter sur la blessure elle-même, soit que le simulateur transforme à dessein ou par négligence une affection banale en une autre grave, soit que la constitution du blessé exagère une blessure sans importance.
f. — La simulation peut enfin porter sur les suites et les conséquences de la blessure. Quelquefois les blessés ne suivent pas les prescriptions qui leur ont été faites. D’autres, ne
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