ESC EE
gardent pas le repos ; ils travaillent. D’autres, enfin, exploitent les conséquences de leurs accidents et demandent des indemnités hors de proportion avec ce qu’ils ont éprouvé.
g. — Deux grandes causes de blessures viennent s'ajouter aux risques industriels. Ce sont l'alcoolisme et la déchéance organique.
À la première de ces deux grandes causes, qui peuvent compter pour beaucoup dans l’affaiblissement des races, on pourrait porter remède en supprimant les boissons frelatées ou défectueuses, et en ne livrant au commerce que de bons alcools, des spiritueux exempts de produits empyreumatiques. Aussi croyons-nous qu'il y aurait grand avantage à ce que PEtat prit le monopole de lalcool.
Quant à la déchéance organique, on la combattra en améliorant l'hygiène de l’ouvrier, non seulement à l'atelier, mais encore chez lui, dans son habitation... On pourra arriver à ce double but: 1° en établissant des règlements sévères concernant l'hygiène publique des agglomérations et en s’assurant de leur exécution ; 2 en créant de vraies commissions d'hygiène et de salubrité chargées d'examiner les logements ouvriers, et qui devront fonctionner autrement que celles qui existent actuellement dans certaines villes.
h.— La loi de 1893 sur les assurances, et qui n’est encore qu’à l’état de projet, est défectueuse, non seulement au double point de vue économique et social, mais encore au point de vue qui nous préoccupe spécialement.
Le résultat d’une pareille loi, si elle était mise en vigueur, aboutirait bientôt à l’augmentation du nombre des accidents et à l'augmentation des blessures simulées dans des proportions énormes.
ë. — La loi actuelle, équitable dans sa façon de comprendre les responsabilités, facilite la simulation par sa façon de comprendre la répartition des indemnités.