CHAPITRE DEUXIÈME
Herpètis.
A . EXPOSÉ DES CARACTÈRES DE l’hëRPÉTIS
De toutes les maladies constitutionnelles, l’herpétis est celle qui adonné lieu aux interprétations les plus variées 3 et lorsqu’on cherche à en circonscrire le domaine, on se trouve en présence des opinions les plus diverg’entes,
Voici la définition qu’en donne Bazin (1) : « L’herpétis est une maladie constitutionnelle, non contag*ieuse, non inoculahle, se traduisant par des affections qui ont spécialement pour sièg*e : la peau, les nerfs et les viscères, et spécialement caractérisée par les récidives, l’extension g-raduelle, la ténacité des affections cutanées et par l’abondance excessive de la prolifération épidermique.
L’herpétis se disting’ue de la syphilis par sa non-contagion et sa non-inocuiabilité ; delà scrofule par ses produits morbides différents (productions tuberculeuse, caséeuse, fibro-plastique dans la scrofule, production épithéliale dans l’herpétis) ; de l’arthritis par l’absence
(j) Bazin. Art. Dartre, in Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, p. 672.
des manifestations articulaires, la ténacité, 1 extension gTaduelle et indéfinie de ses affections cutanées. »
On a compris d’abord sous le nom de dartres toutes les éruptions chroniques qu’on rapportait alors à un virus dartreux. Auxvi® siècle, Mercuriali désig'ne sous la dénomination de teig*nes les affections cutanées de la tête.
Au xviii® siècle. Lorry divisa ces affections en dartres humides, u]o.évées[herpetes) et en dartres sèches \lichenes)] il reconnut que ces affections pouvaient se remplacer mutuellement ou succéder à des névralg’ies, et aboutir à des dég'énérescences viscérales ; il les rattacha à la scrofule, à la syphilis, et à l’arthritis, et esquissa une ébauche de ces trois maladies constitutionnelles. Lalouette sépai'a des dartres les affections parasitaires qui constituaient les seules dartres contag’ieuses.
Alibert, en 1822, tenta une classification naturelle : il retira des dartres les syphilides et les éruptions psoriques, et établit une classe de dermatoses dartreuses composée de quatre genres.
M. le professeur Hardy, réagissant contre les tendances de l’école purement anatomique de Willan et de Bateman, réussit à réhabiliter le mot dartres en donnant à ce terme un sens précis. Les dartres, dit-il, sont : « des affections de la peau à lésions élémentaires multiples et diverses, non-contagieuses, transmissibles par voie d’hérédité, se reproduisant d'une manière presque constante, ayant une tendance extrême à s’étendre, présentant ordinairement des démangeaisons, affectant une marche habituellement chronique et gué-
rissant sans cicatrice, bien qu’elles s’accompag'nent souvent d’ulcérations (1). »
« En face de la transmission héréditaire des dartres, dit-il ailleurs (2), en face de leurs récidives si communes chez le même malade, on a de la peine à se refuser à admettre, pour expliquer leur existence, une cause g’énérale constitutionnelle, une modification diathésique analog’ue à celle qui préside aux manifestations
de la scrofule Pourquoi n’en serait-il pas de même
de la diathèse dartreuse, dont l’existence semble s’appuyer, non seulement sur la transmission héréditaire et les récidives des affections herpétiques, mais encore sur ces affections concomitantes : ang-ines granuleuses, bronchites chroniques, asthme, gastralgies, névralgies, qui accompagmeni si fréquemment ces maladies ou qui alternent avec elles? La coexistence des troubles en dehors de la peau, sur les muqueuses ou dans le système nerveux, plaide en faveur d’une cause générale ; et je crois fermement à l’existence de cette cause, quoique je sois dans l’impuissance de la démontrer matériellement et positivement.
« Je pense donc que pour expliquer l’existence des maladies dartreuses que nous avons admises : l’eczéma, l’impétigo, le lichen, le pityriasis et le psoriasis ; pour se rendre compte de leurs récidives, de leur transmission héréditaire et de leur complication, il faut admettre une maladie constitutionnelle spéciale faisant partie de l’individu, une diathèse en un mot, pour me servir de
(1) Hardy. Leçons sur les affections dartreuses. Paris, 1S68, p. 23.
(2) Hardy. Art. Dartre, in Dictionnaire de médecine et de chirurgie pratiques, p. 706.
l’expression consacrée, à laquelle on a le droit de donner le nom de diathèse dartreiise. »
Nous rapprocherons de cette opinion celle de MM. Besnier et Doyon (1) : « Assurément l’école de Vienne a rendu un service considérable à la dermatothérapie en amenant au deg*ré de précision où il est aujourd’hui le traitement purement externe des affections cutanées ; il y a long*temps que nos malades bénéficient de ce progrès et nous marchons avec ardeur dans la voie tracée par Hébra, le chef illustre de cette école; mais cela ne nous empêche pas d’élever sans cesse nos regards au delà du fait purement contingent, et de trouver sans cesse également dans la notion des maladies constitutionnelles de précieuses ressources pour l’avenir des malades. jC’est vraiment chose merveilleuse que le progrès réalisé depuis dix ans dans le traitement local du psoriasis, de l’acné, du lupus, etc.; mais en voyant ces cures merveilleuses être si éphémères dans tant de cas, ne faut-il pas sans cesse chercher à éclairer d’un nouveau jour la condition pathogénique supérieure, toujours persistante, et chercher toujours soit à agir sur elle par tous les agents dont nous disposons, soit à trouver de nouveaux moyens d’action? C’est là la véritable doctrine qui doit être suivie en dermatologie, ainsi que dans toutes les branches de la nosologie... Ne voit-on pas, disent ces auteurs, certains sujets, presque toujours héréditairement prédestinés, présenter, en dehors des états morbides précédemment indiqués (arthritisme, scrofule, syphilis),
(1) Besnier et Doyon, traduction des Leçons sur les maladies de la peau, par le professeur M. Kaposi. Paris, 1881, t. I, p. 107 et 108,
diverses aflections cutanées auxquelles aucune circonstance antérieure n’a pu donner lieu, qui récidivent sans cesse et déjouent toutes les ressources de la thérapeutique? Gomment peut-on, dans ces circonstances, ne pas supposer que la constitution même de ces sujets a subi une altération propre dont les manifestations cutanées ne sont qu’une dépendance? Et pourquoi se refuserait-on à dénommer par son nom devenu classique, riierpétisme, une condition pathog’énique ainsi précisée, et dont la conception renaît sans cesse de l’observation et de la pratique? »
A l’exemple de Bazin, MM. Besnier et Doyon, en rattachant à une orig*ine arthritique, scrofuleuse, syphilitique, un g-rand nombre d’affections cutanées, restreis gnent considérablement le domaine de l’herpétis.
M. Guéneau de Mussy tendrait à faire de l’herpétis uxiQ dérivatiun de Varthritis. « Non seulement, dit-il (l), l’arthritisme est héréditaire, mais ses formes et ses manifestations tendent aussi à se transmettre par hérédité et à taire souche. On voit des lignées de calculeux, d’asthmatiques, d’apoplectiques, d’eczémateux qui naissent de la racine goutteuse et au milieu desquelles la goutte réapparaît parfois sous la forme primitive et originelle, comme ces espèces végétales dont la culture fait sortir des variétés qui se propagent par leurs graines ; celles-ci, après avoir traversé une longue série de générations, pourront, dans certaines conditions de terrain et de climat, reproduire la forme primitive de l’espèce. Mes observations me portent à croire qu’il en
(I) Queneau de Mussy. Des endermoses, in France médicale, 1879, p. 130.
est ainsi des manifestations herpétiques; ce sont des formes ou des métis de l’arthritisme qui ont fait souche , ou qui sont darwinés, si je puis m’exprimer ainsi...
Contrairement à l’opinion de Bazin, je crois que les formes diathésiques pures sont rares; je pense, au con- ; traire, avec M. Pidoux, que les formes mixtes ou métis sont très communes. »
Basant sur les caractères plus ou moins nécrobioti- . ques des produits morbides l’ordre de dég’énération successive des maladies (1), M. Pidoux considère l’her- ; pélis comme un état morbide, complexe etmal déterminé, intermédiaire entre les trois maladies constitutionnelles qu’il nomme jonmaem (scrofule, arthritis, syphilis) et les I maladies qu’il apiieUe ultimes (cancer, tuberculose, né- ' vroses graves, telles que la folie et l’épilepsie), corresi pondant à peu près à l’ancienne classe des maladies > org-aniques de Pinel.
Loin de professer une semblable dérivation, M. le : professeur Hardy, fait de Pherpétis une maladie cons-
j tituLionnelle distincte et bien délimitée. Elle peut coexist ter avec d’autres maladies constitutionnelles, qui peuvent modifier plus ou moins ses manifestations, mais 1 n’en altèrent point la nature Nous ne saurions mieux I faire que de citer un passag*e qui indique nettement en i quoi «on opinion diffère de celle de Bazin (2) : « Dans
1 le langage de mon collèg’ue et ami, dit-il, les éruptions
' cutanées, que je considère comme de nature dartreuse
(1) Pidoux. Etude sur la phthisie. Paris, 1874.
(2) Hardy. Art. Dartre, in Dictionnaire de médecine et de chirurgie ' pratiques, p. 707 et 709.
(l eczéma^ i’inipétig’o, le lichen, lepsoriasis, le pityriasis), et même quelques autres, tels que Turticaire et le pemphig-us, ne surviennent pas toujours sous l’influence d’une même cause constitutionnelle ; ce sont des formes morbides caractérisées par le développement et l’évolu- 1 1 tion de lésions cutanées spéciales, constituant ce qu’il : j appelle des affections génériques^ mais susceptibles de se ï j manifester sous l’influence de plusieurs maladies con- \ ] slitutionnelles qui seraient tantôt la scrofule, tantôt | l’arthritis, tantôt l’herpétis ou dartre. Et ces maladies ■ |
constitutionnelles, en respectant les caractères 1
de l’éruption, imprimeraient cependant à la maladie 1 cutanée des modifications susceptibles d’être reconnues ) I et d’indiquer la nature spéciale du mal, c’est-à-dire ■ I l’existence de la maladie constitutionnelle dont l’érup- ^ | tion n’est que la conséquence... . I
(( Je ne nie pas que dans les éruptions dartreuses, on ne puisse observer quelques modifications relatives à l’abondance des sécrétions, à la marche de la maladie, à la variété et à l’intensité de la douleur ; je ne dis pas que sur un scrofuleux un eczéma ne sera pas caracté- » risé par l’abondance de la sécrétion séro-purulente, que les g’anglions lymphatiques voisins ne se prendront 9 ^ pas facilement; j’admets également que chez un goût- ® j, teux l’eczéma sera plus sec, les douleurs seront plus 3 ^ vives, plus lancinantes ; mais cela est-il suffisant pour 3 ^ admettre dans la cause morbide une différence radicale 3 (j^ de nature? Je ne le pense pas, et je crois bien plutôt à 3 une influence de terrain. Dans tout état morbide il y a 1 fj deux facteurs, la maladie et le malade, qui réagissent I l’un sur l’autre. La maladie se modifie suivant les indi- }
vidus, et la même affeetion se présentera avec des phénomènes locaux et g*énéraux différents, suivant qu elle se développera chez un individu lymphatique et meme scrofuleux ou chez un g’outteux. Dans ces différences individuelles, dans ces diversités de terrain, voyons I donc la cause des variétés d’aspect ou de forme que ) peuvent présenter certaines éruptions, mais n allons î pas jusqu’à admettre que des modifications accessoires ' etfog-itives suffisent pour faire croire à une différence i radicale de nature de ces affections. »
; Parmi les caractères qui différencient l’herpétis des E autres maladies constitutionnelles, nous sigrialerons, ti avec Bazin, l’absence de produit spécial comparable i aux tophus ou aux g’ommes, et l’absence d’arthropa- \ thies à une période déterminée. On trouve ici une al-
Î' tération fonctionnelle spéciale qui consiste dans les troubles de la sécrétion épidermique; et dans l’étio- ^ log*ie, les causes morales (frayeur, émotions et passions li pénibles), occupent une place importante.
1 La dartre est acquise ou héréditaire; héréditaire, i elle se dévoile à des époques très variables ; elle peut I exister à l’état latent sans que l'on puisse annoncer le c moment de son explosion ; mais souvent le médecin i pourra reconnaître l’imminence morbide et conseiller > une hyg*iène préservatrice ; « Cette prédiction des affec- I fions futures, dit M. Gerin-Roze (f), reposera sur deux i: ordres de fait, c’est-à-dire sur l’élude des maladies de ifamille dont l’enfant peut avoir sa part, et sur un en-
'I (1) Loc. cit., p. 42.
semble de caractères que l’observation a fait reg*arder comme piopre aux dartreux. »
Souvent, malg’ré un appétit considérable, l’embonpoint Cist peu développé, et l’on note plutôt la maigreur. L’esprit est g-énéralement irascible et porté à la mélancolie. La peau est habituellement sèche, la transpiration difficile, et l’on observe fréquemment des démang’eaisoiis cutanées, sans éruption, surtout vers la région anale. Toute la surfa(;e tég'umen taire est d’une susceptibilité très grande aux influenr-es locales ou générales (excès alcooliques, veilles, aliments particuliers, tels le café, l'a charcuterie, les écrevisses, les fraises, etc.).
Cet état peut persister indéfiniment ou n’être que le prélude des manifestations qui éclatent brusquement sous l’influence de causes occasionnelles souvent assez minimes pour demeurer inaperçues.
Les éruptions cutanées sont caractérisées par des lésions anatomiques variées, plus souvent associées qu’isolées, par leur tendance à s’étendre en rayonnant ou à envahir des parties éloigmées, par leur développement généralement symétrique, par les démangeaisons cuisantes qu’elles provoquent surtout pendant la soirée, par l’excitation nerveuse qui les accompagne, par leur susceptibilité aux influences morales, enfin par l’absence de toute cicatrice.
Les affections dartreuses ne s’accompagnent guère d’accidents généraux, si ce n'est lorsqu’elles revêtent momentanément une forme aiguë, ou lorsque, après avoir affaibli le malade par les produits morbides incessamment renouvelés d’uneéruption invéléréeet rebelle.
elles amènent la cachexie dartreuse et la mort dans le marasme par épuisement.
Le téjf^u men t ex ter n e es t-i 1 1 e sei i 1 terrai n d e la m ani festation dartreuse? «D’abord les muqueuses, qui sontlelég’Ument interne, dit M . le professeur Hardy (1), et dont la ! structure anatomique présente plus d’une analog'ie avec ) celledela peau, sont souvent le théâtre d’accidents d’ori- I g-ine manifestement dartreuse. Tantôt l’éruption cutanée T g'ag’ne de proche en proche les muqueuses, et particulièret ment celles qui sont en communication directe avec la 3 peau par continuité de tissu, et donne lieu à des ophf thalmies, à des otites, à des coryzas, à des stomatites et - à des vag*inites dartreuses. Tantôt la diathèse dartreuse i se manifeste d’emblée sur la muqueuse, soit en l’ab^ I' sence de toute éruption cutanée, soit simultanément avec .1 celle-ci, et alors vous voyez surgir des angines granuleu- 3 ses, des bronchites, des entérites et même des gastralgies tdues également à l’herpétisme. Du reste, d’une part, les ;i succès incontestables des préparations arsenicales, qui nsontla médication anti-dartreuse, par excellence, et de I certaines préparations sulfureuses employées contre ces ft maladies, et d’un autrecôtél’espèce d’alternance qui existe ■I quelquefois entre l’affection interne et l’éruption tégu- ! mentaif'e prou ven l d’ u ne manière pé remptoire la commu- .■ nauté d’origine et desolidarité de ces maladies à localisa- • tiens diverses. »
A l’exemple de Bazin, M. Gérin-Roze admet dans «il’herpétis quatre périodes :
■•<1 Dans la première, les affections apparaissent d’une ^manière intermittente, et dans les intervalles la santé
(1) Hardy T.eçons sur les affections dartreuses, Paris, 1868, p. 29.
est satisfaisante ; la maladie semble alors locale.
Mais outre les affections tég*umentaires, on observe des névralg'ies franches, notamment des névralg’ies faciales et sciatiques, et des mig'raines fixes, accompag’nées de vomissements et de nausées, présentant des points douloureux déterminés et différant des mig’raines plus diffuses que Trousseau a décrites chez les rhumatisants et les g’outteux.
« Il est, dit M. Gérin-Hoze (1), des inflammations primitives du tég’ument interne, qui sont sous la dépendance de la maladie constitutionnelle. Tantôt elles se montrent avant les poussées symptomatiques, tantôt elles alternent avec elles ; de sorte que chez quelques malades on n’a pu triompher de certains phénomènes g*raves, tels qu’une toux opiniâtre, qu’en rappelant l’éruption cutanée à l’aida de bains sulfureux. » C’est ainsi qu’on a sig’nalé, comme étant de nature dartreuse : une laryng*ite et une pharyng*ite g’ranuleuse, une bron^ chite chronique avec hypersécrétion, des attaques répétées de coryza, des ophthalmies lég’ères du bord libre des paupières avec prurit, des g-astro-entérites avec diarrhée g’iaireuse, des leucorrhées et même des blennorhées à l’époque de la puberté ou même pendant l’enfance.
Dans la deuxième période, les affections, plus étendues et plus fixes, ne sont que l’exag-ération des phénomènes notés dans la première. On retrouve les mêmes manifestations cutanées ou muqueuses; l’élément névralg’ique est ag’g’ravé,et M. Gérin-Roze sig’nale, dans cette période l’asthme nerveux, les coliques sèches et les névralg’ies utérines.
(1) Gérin-Roze. Loc,[cit., p. 44.
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Dans la troisième période, les éruptions, jusqu’a- ^ lors intermittentes, deviennent permanentes, se gé- ] néralisent et se compliquent d’affections viscérales ! dont la disparition peut encore s’obtenir. C’est à ce ’ moment surtout que les herpélides alternent avec lUes affections précédemment mentionnées, et que P par leur disparition brusque ou méthodiquement obteü; nue elles peuvent, suivant M. Gérin-Roze, donner f naissance à de nombreuses affections métastatiques |c dont les principales seraient : l’ascite, l’hydropéricarde.
ï l’oedéme du poumon, l’apoplexie séreuse, les troubles il intellectuels, les catarrhes pulmonaires ou vésicaux, la |3 pleurésie, la pneumonie, l’ictère.
r Enfin la quatrième période serait caractérisée, suilii vant Bazin et son école, par la cachexie qui résulte tde l’étendue des dartres et de l’aggravation des troubles fonctionnels, et par la persistance des lésions 'organiques dont on ne peut plus espérer la guérison. Parmi ces lésions viscérales ultimes, Bazin range le cancer herpétique qui se distinguerait par son peu de [tendance à la diffusion, son caractère peu hémorrha- )-Jgipare, l’acuité des douleurs et la rapidité de la ca-
Jachexie.
.ij
Toutes ces affections viscérales ne constituent pas
Au^pour M. Hardy des manifestations de l’herpétis. H admet seulement qu’un certain nombre d’entre elles se rencontrent plus ou moins souvent chez les sujets herpéti- ) ques, et voici comment il s’exprime au sujet du cancer : \ « Je n’établis pas un rapport direct entre les éruptions idartreuses et le cancer, je ne reconnais pas entre ces f maladies une identité de nature, je me contente decon-
stater la fréquence des éruptions dartreuses chez les cancéreux, et de considérer l’existence antérieure de ces éruptions comme indiquant une prédisposition au cancer. »