‹ Étude sur les cailloux taillés par percussion du pays toulousain et description d'un atelier de préparation dans la Vallée de la HyseChapitre 6 sur 16 · III · texte numérisé non relu

III

D’après ce qui précède, il est permis de conclure que le gisement de Roqueville doit être considéré comme formé d’un dépôt de cailloux roulés, dont nous avons plus haut précisé l'origine, venus de loin et déposés à la suite de débordements de la Hyse sur sa rive gauche.

Mais tandis que certains de ces cailloux ont conservé intactes les formes qu'ils avaient acquises lorsqu'ils furent ainsi abandonnés par les eaux, d’autres, en grand nombre, ont reçu, par la taille, des modifications tellement importantes qu’ils ont été convertis en objets présentant des formes nouvelles, nettement déterminées et plusieurs fois reproduites. Dès lors, il faut admettre que la plage caillouteuse de Roqueville devint un atelier de préparation sur place, pendant cette période de civilisation où, dans la contrée dont Toulouse est le centre, les hommes qui l’habitaient, ignorant encore l’usage des métaux, employaient comme objets de leur industrie bornée des fragments de pierres éclatées.

Ce qui nous fait penser que les cailloux travaillés trouvés dans cette station ont été façonnés sur le lieu même, c’est qu’ils avaient conservé toutes leurs arêtes et saillies produites par la taille, avant que celles-ci n’eussent été émoussées par la patine acquise dans le lehm. Il en eût été tout autrement si ces objets avaient eu à supporter

un long transport par des courants.

1. 11 faut se garder de confondre ces cailloux à facettes multiples, ceiles-ci résultant de la taille, avec certains cailloux arrondis, impressionnés, en quartz, que l’on rencontre à Roqueville, ainsi qu'il a été dit plus haut.

… sé

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