‹ Étude sur les calculs de l'urètreChapitre 11 sur 23 · ÉD · texte numérisé non relu

ÉD

A. RÉGION MEMBRANEUSE. — Mesurant un centimètre et demi environ, elle s'étend de la partie supérieure et postérieure du collet du bulbe, au sommet de la prostate.

Elle occupe vers son union avec la portion bulbeuse, le point le plus déclive de la courbe uréthrale. Très-grêle, d’où son nom de membraneuse, nous l’avons vue doublée d’une couche musculaire douée d’une action instantanée et puissante; elle est pourtant susceptible d’acquérir une énorme dilatation.

Trois causes importantes obligent un calcul migrateur à séjourner dans cette région ; c’est d’abord l’exiguité même de la largeur du passage, à laquelle il faut peut-être joindre le spasme si fréquent et si énergique en cet endroit, puis l’obstacle formé par cet anneau fibreux, le collet du bulbe, enfin l'existence si souvent constatée des rétrécissements, surtout inflammatoires, qui affectent une prédilection marquée pour la région bulbeuse. Comme conséquence, si nous joignons à ce que nous venons de dire, la proximité de la vessie, c’est la grande abondance des observations de calculs rencontrés dans cette portion de l’urèthre.

C'est derrière un rétrécissement infranchissable, que Demarquay trouva trois petites pierres; Civiale, après une uréthrotomie interne suivie de dilatation, rencontre la portion membraneuse très dilatée et tapissée d’une couche lithique qu’il détacha avec la lancette, malgré de très fortes adhérences. Le musée de Hunter présente plusieurs pièces typiques à cet égard.

Nous allons citer une bien curieuse observation de M. Fenwick (7r. Path. soc. London, 1889-90, vol. XLI, p. 188-189, Photogr.), dans laquelle il est question d’un calcul remarquablement volumineux, formé de quatre pièces articulées d’une façon bizarre, contenues dans un sac de forme

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