‹ Étude sur les calculs de l'urètreChapitre 4 sur 23 · RAY · texte numérisé non relu

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de la nouveauté; nous verrons, au chapitre du traitement, Paracelse faire ses cures, qui le rendirent célèbre, à l’aide d’un remède (Ludus Paracelsi), composé de boracite et de sel ammoniac, dont la propriété était de dissoudre les calculs.

Les Egyptiens, cités par Philips et Leroy d’Etiolles, emploÿaient, eux aussi, des moyens dont nous ne parferons, cela va sans dire, qu’à titre de pure curiosité. Lesobservations étaient extrêmement nombreuses, la gravité des aecidents n'avait échappé à personne et pourtant, les traités spéciaux des maladies des voies urinaires, dus aux Louis, Chopart, Deschamps, Civiale, ne mentionnaient que des faits perdus au milieu dé considérations d'autre nature où la vessie jouait un rôle considérable. Bourdillat n’a eu qu’à glaner, et dans un ouvrage didactique extrêmement consciencieux, posa les premières assises d’une étude qui ne peut prendre qu'un intérêt grandissant.

Il est dans la thèse de cet auteur, à laquelle nous ferons forcément des emprunts, des points qui concernent de véritables curiosités pathologiques, comme les calculs de l’urèthre chez la femme : faute de documents suffisants, nous ne les étudierons pas, nous laisserons également .de côté les calculs développés «däns ‘les: régions. circonvoisines, nous réservant d'en dire quelques mots au sujet du diagnostic différentiel “avec les: calculs : de. la région rétro-membraneuse : notre inténtion est simplement de rajeunir Ja quéstion

-des 'ealeuls uréthraux par l'apport de. nouvelles obser- -vations présentant quelque intérêt et de donner le traitement: que: la; chirurgie. antiseptique nous permet aujourd'hui de formuler.

diverses régions de Turèthre, nous fab de. même pour les calculs mixtes. Dans un chapitre. à part, afin d'éviter les redites, nous donnerons l’histoire du traitement et nous términerons par LEnaLSsS chimique dre Calculs Pace

Considérations générales

Lés nombreuses observations de calculs uréthraux, parfois

d'un volume considérable, prouvent que cette affection est

loin d’être rare, mais elle est l’apanage presque exclusif:de P presq

l'homme, étant donnée Ja brièveté du canal de lurèthre chèz Ja ‘femme. AOC CU nee SIO0 2HtA Un en

La raison de cette fréquence est qu’une die ie

commune se trouvé ici principalement en cause : la gravelle. C’est fréquemment un jeune sujet qui est atteint, ainsi que

nous le verrons souvent (M. Bouchard a décrit, dans ses

Jécons sur lés maladies par ralentissement dela nutrition

la gravelle oxalique des nourrissons et la gravelle urique des enfants), ou bien c’est un vieillard, et l’on sait combien la lithiase urinaire est fréquente à cet âge dans certaines classes de la société,

Autour de cette cause primordiale, viennent se ranger certaines particularités de conformation de l’urèthre, des altérations de ses parois, une tonicité exagérée de la vessie . chez l'enfant, le volume et la forme du gravier.

Outre l’atrésie, congénitale ou acquise, du méat, on peut quelquefois trouver celui-ci situé plus haut que de coutume sur le gland, parce que l’extrémité de l’urèthre s’est relevée brusquement ; de cette disposition résulte un cul-de-sac qui permettra à un gravier de séjourner.

La déviation du canal qui arrive lorsqu'un des lobes de la prostate est seul hypertrophié est encore une cause d’arrêt. L'enfant présente en outre une particularité à noter : à cet âge, la prostate encore rudimentaire ne forme pas un anneau autour du col de la vessie, et celle-ci, par contre, étant douée d’une grande tonicité, on s’explique facilement qu’un calcul, trop volumineux pour être expulsé spontanément, puisse s'engager dans l’urèthre.

La plus fréquente des altérations du canal est, sans contredit, le rétrécissement, qu’il soit inflammatoire ou cicatriciel. Constitué par un anneau fibreux, parfois extrêmement serré, non seulement il forme une barrière infranchissable même pour un gravier, mais encore la portion uréthrale située en arrière se laisse distendre par l'urine, il se forme ainsi une dilatation dont on comprend le rôle et qui peut s’enflammer en donnant lieu à des abcès urineux, à des fistules.

On à vu des plaies chirurgicales intéressant les téguments et l’urèthre, se guérir plus rapidement à l'extérieur. qu'au

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dedans et créer ainsi une fistule borgne interne en entonnoir, dans laquelle l'urine stagnait'et-précipitait:ses: selsen “donnant naissance à un caleul; nous rapporterons: un exémple remarquable de ce fait dû à M. Pisani, bien que cétte-genèse ‘nous paraïsse plutôt appartenir aux calculs périnéaux. Nous devons encore:mentionner l’influenee: des-crévasses ‘de l’urèthre causées par: une. dilatation-trop brusque:des fausses routes que l’on rencontre fréquemment::dans::iles régions bulbeuse et prostatique. M. Picqué à moritré-un calcul ‘qui‘siégeait dans la prostaté d’un:‘individu:auquel:6ntavait fait une fausse route :dans un cathétérisme-malheureux: >

Enfin il est uné cause d'arrêt qui n’a pas:besoin. d'être

longuement expliquée; c’est le volume même ducalçul-eu ‘les aspérités qu’il présente pe fui: permettent.de; :s’implanter-dans:les ‘tissus ‘uréthraux: 2 210562 520 die ei -La formation d’un calcul. olNrAt A3! one HONT noyau, un gravier venu d’un‘point quelconque: de:lappareil urinaire, soit du rein, des bassinets, de la:vessie-{très rarement un: fragment provenant d’une: lithotritie) et :chassé --par'le. flot d’urine:dans|lurèthres “zx xrranhnuMy era Si, pour une des causes précédentes, ce:gravier: ne: gent ‘être expulsé, il se nichera soit dans une solution de: conti- -nuité de la muqueuse, soit dans un pli:de celle-eis une :vacuole prostatique, une lacune de Morgagni;: AGIR s'il:est “bien supporté se développera lentement: » gérée ‘Le calcul peut naître aussi sur. lies at dans:£e:cas, ‘il a besoin en général: de la présence d’un. corps; étranger “venu de l'extérieur ‘et: qui: constituera;:un noyau faisant … appel à la précipitation des:sels caléaires. de l'urine: Un fait bien connu de tout le monde, c’est la: rapidité ‘quelquefois très grande avec. laquelle; chez, certainssujets, “se forment de véritables plicages, dé: concrétions calcaires

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abondantes et friables autour d’une sonde. à demeure, on ne saurait donc s'étonner de voir le D' Martin présenter un caleul composé de quatre fragments d’un rejeton d’olivier, incrustés de sels calcaires et enveloppés dans une poche également pierreuse donnant à l’ensemble l'apparence d’un caleul unique.

Bourdillat cite le cas d’un invalide qui s’introduisit dans l’urèthre une alène, celle-ci se recouvrit d’une abondante couche lithique friable et poreuse, du volume d’une amande, qui se Creusa. une poche aux dépens de l’urèthre. Tous les corps étrangers sont susceptibles de s’incruster, on.a trouvé des noyaux formés de débris de sonde, d’anneau de cuivre, etc. Leà

Il est d’autres corps étrangers, autochtones, constitués par de petits calculs venant soit des canaux de la prostate, soit des canaux éjaculateurs. S'ils sont trop volumineux pour être entrainés par le jet d'urine ou si un rétrécissement les arrête, ils constituent des noyaux au même titre que les précédents; il n’est pas nécessaire qu’ils soient détachés de leur conduit, la saillie qu’ils forment dans le canal de l’urèthre est suffisante (Bourdillat). |

Il existe en dernier lieu une autre variété de calculs, très rares, se formant d'eux-mêmes et dans lesquels on ne peut découvrir le noyau. Ils sont composés d’une masse homogène de phosphates ammoniacaux-magnésiens résultant de la précipitation des sels des quelques gouttes de l'urine qui se décompose en stagnant après chaque miction tantôt dans une dilatation pathologique, tantôt dans une fistule borgne interne ou le foyer d'anciens abcès urineux. r

Pour terminer ce paragraphe, nous devons dire que Certains calculs ne sont que le prolongement s’insinuant

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