‹ Étude sur les cancers primitifs multiplesChapitre 7 sur 23 · OBSERVATION I · texte numérisé non relu

OBSERVATION I

Manifestations carcinomateuses multiples ( cancroï -

des) ; cachexie et mort par J. B. de Landeta.

X..., 74 ans, entre dans les premiers jours de novembre 1862 à l’Hôtel-Dieu dans le service de M. le Docteur Barth.

Depuis quelque temps, il a beaucoup maigri.

Présente à la lèvre inférieure une cicatrice, vestige d’une petite tumeur dont il a été opéré il y a huit ans.

Malgré un état cachectique très prononcé l’examen physique ne révèle l’existence d’aucune tumeur.

Après avoir présenté successivement une paralysie du bras droit, des deux bras et enfin une paralysie des sphincters, le malade tombe dans le coma et meurt le 24 décembre 1862.

Autopsie. — Tous les organes sont sains, sauf :

i° Le cerveau qui présente, au niveau de son lobe postérieur gauche, deux petites tumeurs et une plus grosse. Elles adhérent par un pédicule mince à la face interne de la dure-mère. Elles adhèrent également à la substance cérébrale.

2° La vessie, dont la muqueuse présente, au niveau du col vésical et du bas-fond, des bourgeons mollasses, rougeâtres, faisant saillie dans cet organe.

3° La prostate qui est complètement envahie par le produit hétéromorphe.

L’examen microscopique pratiqué par M. Cornil a donné les résultats suivants:

Les tumeurs qui prennent leur point de départ à la surface interne de la dure-mère, quel que soit leur volume, sont gris blanchâtre , dC apparence opaque ; leur coupe est molle* ne donne pas du tout de suc. En écartant un peu leur tissu, on voit qu’il est formé par des faisceaux allongés, composés de la façon suivante: à leur centre se trouve un tractus étroit, fibrillaire, transparent, sur lequel s’implantent obliquement des cellules parallèles entre elles. Ces cellules allongées* assez volumineuses, nucléolées, se montrent aussi sous forme d’amas circulaires. C’est la forme papillaire du cancroïde. On rencontre aussi quelques rares cellules épithéliales, aplaties, très grandes, avec un noyau relativement petit. Ces productions papillaires pouvaient être prises, au premier abord, pour du tissu glandulaire. Dans la grosse tumeur, existent de fines granulations graisseuses en très grande abondance.

Pans la tumeur prostatique, nous avons trouvé

comme éléments prédominants des cellules fîbroplastiques assez grosses, accolées les unes aux autres, -K* sans l’interposition de tissu cellulaire,

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