‹ Étude sur les cavernes tuberculeuses de la région hilaireChapitre 12 sur 20 · AE DE SE · texte numérisé non relu

AE DE SE

Le champ pulmonaire gauche un peu plus gris que le droit ne présente que quelques travées discrètes de la base et de la région interhilo-claviculaire. :

Un deuxième cliché fut tiré après injection intratrachéale de lipidiol. Bonne injection des 2 côtés, la spélonque n’est pas injectée.

L'examen des autres appareils se montre négatif, cœur normal avec T. A. de 12-8 au Vaquez ; pas de troubles digestifs.

À son entrée, la malade pèse 56 kg. 500.

L’hospitalisation dure du 1% juin au 28 juillet, pendant ce temps 6 examens de crachats sont pratiqués : deux se sont montrés positifs à un mois d'intervalle et tous deux au moment des règles. |

Aucun autre traitement que le repos n’est institué et on voit le poids de la malade passer de 56 kg. 500 à 61 kg. poids de la sortie.

La température est restée avec une grande régularité entre 36,8 et 37,3.

Un examen rhino-laryngé montre une hypertrophie du cornet inférieur droit et un catarrhe laryngé banal.

Après avoir quitté l'hôpital la malade rentre chezelle à Clichy où elle se repose.

Revue en septembre 1928 : la toux persiste un peu, le poids est de 69 kg.

L'examen montre les mêmes signes qu’en juin : petit souffle avec foyer de râles et respiration saccadée.

Mais devant l’état général tout à fait satisfaisant on autorise la reprise du travail à la fin du mois sous surveillance sévère bien entendu.

MR Re

La malade revient le 24 janvier 1929, elle se plaint de tousser encore un peu, et aurait maigri d’un kilog. Les signes d'examen sont peu modifiés : respiration diminuée au niveau du hile droit avec quelques râles fins secs après la toux.

La radiographie donne une image identique aux précédentes, donc pas d'intervention active. La malade continue ainsi à être suivie et ceite fixité de signes pendant 2 ans d'observation permet jusqu'à preuve contraire de‘conclure à la guérison de la caverne par transformation fibreuse spontanée. 2

De cette observation, nous rapprocherons les 3 cas suivants rapportés par le D'Jacquerod dans son ouvrage remarquable sur la spéléologie pulmonaire. 4

Obs. VII (Fig. 13. Spéléologie pulmonaire, JAcQuERoD).

Sujet ayant présenté à la suite d’une hémoptysie, une caverne parahilaire de formation rapide mal délimitée à. sa parlie supérieure, avec quelques crachats bacillifères.

Un an après la caverne devenue du 2° degré (contours nets) s’est un peu contraclée et bien qu’une couche liquide mobile soit apparue dans le fond de la cavité la malade n’expectore plus.

Neuf mois plus tard, le liquide s’est resorbé, l’image radiologique a pris le type d’une caverne du premier degré ; la guérison est parfaite.

np Obs. VIIL (Fig. 15. Spéléologie pulmonaire, JACQUEROD).

Il s’agit d’une lésion cavitaire du 1* degré avec infiltration périhilaire apparue à la suite d’une hémoptvsie suivie de poussée fébrile passagère. Expectoration bacillifère peu abondante.

La guérison clinique parfaite survient après 10 mois avec résolution de l’infiltration périhilaire et effacement de la caverne.

Augmentation de poids 8 kg.

Obs. IX (Fig. 35. Spéléologie pulmonaire, JAcQuERoD).

Grosse caverne périhilaire du poumon droit avec expectoration bacillifère abondante (200 cc.)

Guérison clinique relative par dextrocardie et transformation fibreuse, mais persistance d’un peu d’expectoration contenant encore de temps à autre des bacilles.

Etat général excellent depuis ÿ ans.

Augmentation de poids : 10 kilog.

Pour les 3 derniers cas on peut parler de guérison spontanée de cavernes ; aucune autre thérapeutique ne fut mise en œuvre que la cure sanatoriale. $

Obs, X (WiGnio Le. Thèse de Lille, 1928).

Jeune fille, 17 ans, étudiante, entre à Angeville le 27 novembre 1926.

Pas d’antécédents familiaux de tuberculose.

Antécédents personnels : Bronchite, rougeole dans

DESSIRIER :)

D: de

l'enfance : réglée à 13 ans régulièrement. Deuxième rougeole (?) l’an dernier.

En janvier 1926, pleurésie droite normale ; toux discrète à ce moment ; rétablissement rapide ; la malade retourne en classe trois mois après. Mais elle se fatigue, et en juillet sa santé faiblit : toux légère, un peu d’expectoration. En août, poussée fébrile, embarras gastrique. Le médecin trouve à un moment quelques râles humides dans la région moyenne du poumon droit et au R. X., « une opacité de la région hilaire gauche » ; il envoie la malade à Hauteville où elle arrive en octobre, amélioration rapide.

A l'entrée au sanatorium (27-11-26): Température normale, fonctions digestive normales, pas de toux ni d’expectoration (B. K. 0). Bon état général (47 kgs.).

L’auscultation est négative, sauf une très légère rudesse des sommets. Cœur normal.

Examen radiologique : poumon droit: très légère obscurité de la base (ancienne pleurésie) hile un peu chargé. Poumon gauche: plage obscure de la région hilaire gauche.

Diagnostic : adénopathie hilaire très prédominante à gauche avec infiltration discrète périganglionnaire.

Résultats de la cure : aucun incident, amélioration progressive. |

Etat de la malade à la sortie (11 avril 27): état général excellent (55 kgs) pas de toux, pas d’expectoration, apyrexie, auscultation négative.

La malade rentre chez elle, passe quelques mois d’été à la campagne, amaigrissement d'environ 4 kgs.

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