CAUSES OCCASIONNELLES
trophiée il suffira d'un traumatisme relativement léger pour déterminer sur celle-ci une contusion appréciable où même une rupture. En effet, lorsque l'on passe eu revue les diverses observations de contusions et de ruptures traumatiques de rates pathologiques, on voit qu'il a suffi pour léser celles-ci d’un simple coup de poing sur l'hypochondre gauche, d'une chute de sa hauteur sur le sol, etc. Parfois mème, un traumatisme tout à fait insignifiant, comme une poussée un peu brusque ou un effort violent, a été suffisant pour déterminer une rupture grave.
Des traumatismes intenses sont au contraire nécessaires pour produire des lésions marquées sur des rales saines, non hypertrophiées et en position normale. K] faut des chocs violents portés sur la région splénique (coups de pied de chevaux, coups de marteau. tamponnements entre deux wagons de chemin de fer), ou bien des écrasements par un corps pesant (voiture lourdement chargée) passant sur la base du thorax, ou bien enfin des chutes d'un lieu élevé.
Toutes ces violences, qu'elles portent sur une rate saine ou sur une rate déjà altérée. peuvent atteindre cet organe de diverses façons, et l'on peut ici, comme pour tous les traumatismes, décrire :
Des contusions et ruptures de cause directe.
— — de cause indirecte, — — de cause musculaire.
10 CONTUSIONS ET RUPTURES DE CAUSE DIRECTE, — Ce sont certainement les plus fréquentes. Comme leur nom l'indique, elles résultent de l'atteinte de la rate par une violence extérieure quelconque, venant directement frapper cet organe à
travers les parois thoraciques ou abdominales.