‹ Étude sur les contusions et ruptures traumatiques de la rateChapitre 6 sur 54 · CHAPITRE IT · texte numérisé non relu

CHAPITRE IT

ÉTIOLOGIE

Fréquence. — Les contusions, déchirures et ruptures traumatiques de la rate sont des lésions peu fréquentes, si l'on s’en rapporte aux statistiques d'hôpital.

Mais il est très vraisemblable qu'il ne s’agit là que d’une rareté apparente. Beaucoup de contusions en effet ne donnent lieu qu'à des lésions spléniques extrêmement superficielles qui ue se traduisent en clinique que par des phénomènes très légers et fugaces guérissant d'eux-mêmes en quelques jours, ou qui ne produisent de troubles importants qu'à une date éloignée, alors que le malade a perdu tout souvenir du traumatisme causal.

A côté de ces cas légers, d’autres encore échappent aux statistiques. Ce sont certains cas de ruptures spléniques très sévères, suivies d'hémorragie foudroyante, enlevant les malades en quelques instants, et où l’autopsie ne peut être faite. On songe souvent alors à tout autre chose qu'à une rupture traumatique de la rate, et un grand nombre d'observations se trouvent ainsi perdues.

Pourtant, les lésions traumatiques sous-cutanées de la rate sont plus fréquentes que les plaies ouvertes de cet organe, qui, elles, de par leur nature même, échappent moins aux statistiques.

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