‹ Étude sur les contusions et ruptures traumatiques de la rateChapitre 7 sur 54 · FRÉQUENCE · texte numérisé non relu

FRÉQUENCE

Ainsi, dans les 160 observations réunies par Edler (1), il s’agit dans 51, 8 pour 100 des cas de ruptures sous-cutanées, et dans 48, 2 pour 100 seulement de blessures ouvertes. Et, si l'on s'occupe seulement des cas pour lesquels on est intervenu chirurgicalement, on voit que la proportion des lésions souscutanées devient encore plus considérable, Ainsi Vanverts (2), dans sa thèse, publie 16 observations de splénectomie, et une observation de ligature des vaisseaux spléniques pour ruptures traumatiques, contre 3 cas seulement d’ablation de la rate pour plaies de cet organe. De même, le travail d'Auvray (3) comprend 45 observations de ruptures spléniques, et 9 seulement de blessures ouvertes. — Février (4), la même année, cite 56 cas d'interventions diverses pour ruptures sous-cutanées, et 6 cas pour plaies par armes à feu.

Berger (5), dans son important travail de 1902, réunit 90 observations de ruptures spléniques, contre 18 cas de plaies par armes à feu et 19 de plaies par armes blanches.Plus récemment, le même auteur (6), ajoutant aux observations précédentes les faits nouveaux qu'il a pu relever, arrive à un total de 168 cas de ruptures traumatiques sous-cutanées,contre 43 de plaies par armes à feu et 30 de plaies par armes blanches.

(4) Epcer, Die traum. Verletzungen der parenchymatüsen Unterleiborgane. Archiv für klin. Chirurgie, 1887, t. 34, p 573.

(2) Vaxverrs, La Splénectomie, Thèse de Paris, 1897, G. Steinheil, éd.

(3) Auvray, Thérapeutique chirurgicale des plaies de la rate. faz. des hôpitaux, 20 avril 1901, p. 441.

(4) Février, Chirurgie de la rate. Rapport au XIVe Congrès de Chirurgie, 1901, p. 22.

(5) Berçer, Die Verletzungen der Milz und ihre chir. Behandlung. Arch. {. klin. Chirurgie. 1902. t. 68, p. 762 et 865.

(6) Bercer, Zur Casuistik der Bauchverletzungen durch stumpfe Gewalt Arch. f. klin. Chir., 1907, t 83, p. 1.

12 ÉTIOLOGIE

Enfin, tout dernièrement, George ben Johnston (1), réunis sant 113 observations de splénectomie pour lésions traumatiques publiées depuis 1900, trouve seulement, sur ces 113 cas, 11 plaies par armes à feu et 6 plaies par coups de couteau.

Nous voyons donc que,de toutes les lésions traumatiques de la rate, les contusions et ruptures sous-cutanées sont de beaucoup les plus fréquentes, puisque, d'après les statistiques que nous venons de citer, elles s’observent, selon les auteurs, dans 10 à 85 pour 100 des cas.

Il n’en va pas de même si l’on compare ces mêmes lésions spléniques aux contusions et ruptures traumatiques des autres viscères intra-abdominaux. Ainsi Watson (2), rapportant une statistique de Making, cite 89 cas de contusions de l’abdomen dans lesquels existaient des lésions viscérales. Sur ces 89 cas,

on notait des lésions :

desreins 1 EME ER So de:l'intéshn:t. RETARD dutfole si ct L'IUP R NER TEMDE dé lerates, SN OMR de 18 vVessié 4 OR ET RAR EP REE du -n'ésentére.e NME ERRE Re 3. —

On voit que les lésions spléniques n'arrivent qu'en quatrième ordre ; du reste il doit s’agir ici d'une statistique très particulière, car la fréquence des lésions rénales y paraît bien

excessive, et celle des lésions intestinales et hépatiques bien

(1) GeorGe BEN Jouxsron, Splenectomy. Annals of Surgery, juillet 1908, p. 50).

(2) Warsox, Boston medical and surgical Journal, 1903, t. 149, p. 31.

AGE 15 faible. Aussi, à cette statistique , préférons-nous celle de Fischer (1) qui, ne s’occupant que des lésions des viscères solides, trouve des ruptures :

du foie, dans 31,9 p. 100 des cas ; des reins, dans 22 p. 100 des cas ; de la rate, dans 20 p. 100 des cas ;

De mème, Edler (2) trouve Le foie intéressé dans 189 cas (c.-à-d. dans 52 p. 100).

Les reins — 90 1° DR, #3 La rate — 83 — DD ML

De même enfin Borelius (3), sur les 17 contusions abdominales graves qu'il a observées, ces 8 dernières années, dans son service d'hôpital, a noté que :

L’intestin grêle était intéressé 11 fois

Le foie — 3 — Les reins — 2 — La rate — 1 — Age. — Les contusions et ruptures traumatiques de la rate

peuvent s’observer à tous les âges de la vie. Coutagne (4), à l'autopsie d’un enfant nouveau-né qui avait

succombé à la suite d’une chute d’un lieu élevé, a trouvé une

(1) Fiscner, Ueber den Tod durch Sturz aus des Hühe, Inaug. Disserta. tion, Berlin, 1894.

(2) Ener, loc. cil.

(3) Boreuus, Zeitschrift für klin. Med., 1907, t. 63, p. 68.

(4) CourTaGne, Soc. de méd. légale, 8 décembre 1890, in Semaine médicale, 1890, p. 450.

14 ÉTIOLOGIE

rupture splénique. Charcot (1) a signalé une lésion semblable chez un fœtus de huit mois, hérédo syphilitique, ayant vécu une demi-heure, et chez lequel la rupture se serait produite à la suite d’une chute de la mère.

A côté de cela, Conway Eram (2) a observé une rupture de la rate, chez un vieillard très âgé. Mais, dans l'immense majorité des cas, les contusions et ruptures spléniques se rencontrent à l'âge moyen de la vie, de 20 à 40 ans, c'est-à-dire à l'époque à laquelle les individus se livrent aux pénibles travaux corporels. Elles sont également, très fréquentes de 10 à 20 ans, et cela n'a rien qui doive étonner si l’on se rappelle combien les enfants et adolescents sont exposés souvent aux traumatismes. Les statistiques ci-dessous démontrent très nettement la fréquence relativement grande de ces lésions chez les enfants.

Statistique de Berger (3).

Devw0'à10 ans. PANNE ER ARR 28 cas T8 20 005 SN DDR) DA RENE UNE RE ER ENS Le Le: 42 »

LA OMS LES COMPRRRNONNE 7) 41 à 50 ». 15) 51 à 60 ». 150) Au-dessus de 60 ». 9 »

Statistiques des cas publiés par les auteurs anglais (in Simpson) (4).

De 0310 ns EEE Il cas 11:48 20, Dour COS 18 »

(1) Cnarcor, Bull. de la Soc. de biologie, 1858.

(2) Conway Eram, Pathological Society, in Medical Times and Gazette, 1866, 31 mars, p. 350.

(3) BerGer, loc. cit., p. 771.

(4) Simpson, J'he Lancet, 1906, €. I, p. 93.

Page 1