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Sexe. — Dans plus de 81 pour 100 des cas, les contusions
et ruptures traumatiques de la rate atteignent des sujets du sexe masculin. Les femmes, en effet, de par leurs habitudes et leur profession mêmes, se trouvent peu exposées aux violents traumatismes.
En outre, en ce qui concerne les contusions simples, il est possible que le port ordinaire du corset puisse, dans une certaine mesure, protéger la région splénique contre les violen-
ces légères.
Profession. — Climat. — (C’est évidemment chez les geus qui exercent des professions pénibles et dangereuses (garçons d’écurie, charretiers, ouvriers du bâtiment et des chemins de fer) qu’on rencontre le plus fréquemment les contusions et ruptures spléniques. Mais ce sont surtout les gens vivant dans les pays où règne le paludisme qui sont particu-
lièrement frappés.
16 ÉTIOLOGIE
Ainsi Playfair (1), en une période de 2 ans 1/2 passée dans l'Inde, a rencontré plus de 20 cas du rupture de la rate. Norman Chevers (2), à l'Ile Maurice, en a observé 13 en 2 ans et 8 mois. — Cette fréquence s'explique aisément si l'on pense qu’à l'époque où ces observations ont été publiées, un grand nombre des habitants de ces contrées étaient plus ou moins gravement atteints par l'infection palustre, et présentaient des hypertrophies pathologiques de la rate rendant cet organe plus fragile et en mème temps plus facile à atteindre par les traumatismes.
Ce sont en effet, de toutes les causes prédisposantes, les altérations pathologiques de la rate qu’on doit placer au premier rang, comme capables de rendre cet organe plus susceptible
de se rompre sous un traumatisme déterminé.
Causes locales.— 1° A LTKRATIONS PATHOLOGIQUES.— Mayer(3), analysant tous les cas de rupture splénique qu'il avait pu réunir, arriva à cette conclusion que, dans 45 pour 100 des cas environ, ces lésions portaient sur des rates antérieurement altérées d’une façon pathologique.
Cette constatation est très importante à connaître au point de vue médico-légal ; car il existe toute une série d'observations dans lesquelles on voit la rate altérée pathologiquement se rompre sous l'effet de traumatismes insignifiants (une simple poussée, un effort, une quinte de toux) qui sur un organe normal n'auraient guère de chance de produire de lésion. Ces (1) Prayrair, Cité par Meuxier, in Bullet. Soc. Anat., 1863, p. 203.
(2) Norman Cnevers, Cité par PeLLeurau, in Annales
publique et de méd. légale, mars 1882.
(3) Mayer, Die Wunden der Milz, Leipzig, 1878.
d'hygiène