‹ Étude sur les convolvulacéesChapitre 10 sur 17 · SCAMMONÉE · texte numérisé non relu

SCAMMONÉE

Résine...

Gomme & féculo.

1,eau . |

Mat. terreus. insol. dans

l’eau.'

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Résine de Scammonée. — Des divers éléments constitutifs de la Scammonée, le seul qui nous intéresse est le principe résineux auquel la dro-

gue doit ses propriétés médicamenteuses. L’examen des trois tableaux précédents nous permet de constater d’un coupd’œil ce que nous avions observé en décrivant successivement chaque sorte de Scammonée, nous voulons dire la grande variabilitéde notre drogue au point de vue de la richesse résineuse. Nous connaissons assez les causes qui font de ce produit un médicament si inconstant dans ses effets pour qu’il soit inutile de les rappeler ici. Nous ajouterons seulement que le Codex adopte la Scammonée d’Alep au titre de 75 à 80 0/0 de résine.

La résine de Scammonée n’a pas l’âcreté de celle du jalap ; elle est à peine colorée, légèrement odorante et d’une saveur presque nulle. Relativement à sa solubilité dans divers liquides, elle donne les résultats suivants : elle est très-peu soluble dans l’eau, où elle forme une émulsion momentanée. L’alcool, l’essence de térébenthine, l’ammoniaque, l’éther, le chloroforme, et la benzine sont ses meilleurs dissolvants. La dissolution ammoniacale est d’un vert foncé. On extrait cette résine de la Scammonée ou moyen de l’alcool. Pour cela, on fait macérer, pendant quelques jours, la Scammonée avec le double de son poids d’alcool à 90° dans un flacon bouché. On décante, on verse de l’alcool sur le résidu et on soumet à une seconde macération. On réunit les liqueurs et on les met en contact avec le charbon animal, pendant plusieurs jours et en agitant souvent. On filtre, on

distille le liquide et on fait sécher à l’étuve sur des assiettes la résine obtenue. Pour purifier ce produit, il suffit de l’épuiser avec de l’alcool à 85° bouillant. On filtre; la solution alcoolique est mise à bouillir, dans un ballon, avec du charbon animal lavé; on filtre de nouveau et, par concentration, on obtient la résine pure et blanche ou tout au moins blonde.

Composition chimique de la résine. — Cadet de Gassicourt établissant la comparaison entre la résine de jalap et celle de Scammonée, avait observé que leur solution éthérée présentait certaines réactions tout à fait identiques, mais il n’osa pas mettre en avant l’identité des principes dissous dans le même véhicule. Plus tard Johnston présuma cette identité qui fut confirmée par Spirgatis. Cependant les deux corps ne se comportent pas de la même manière avec les acides; la jalapine se dédouble en sucre et jalapinol tandis que la résine de Scammonée, que Spirgatis nomma Scammonine, fournit du sucre et de l’acide Scammonolique, identique avec l’acide jalapinolique (Spirgatis). Mais le jalapinol étant probablement de l’acide jalapinolique hydraté, cette diversité pourra peut-être s’expliquer par des différences dans le mode opératoire (Spirgatis).

Les principaux travaux sur laScammonée sont dus à MM. Keller, Kosmann et Spirgatis. Ces chimistes s’accordent à considérer ce principe résineux comme un glucoside; ils expriment toutefois

son dédoublement par des équations différentes. Elles sont ainsi exprimées :

M. Keller C 7C II 67 Q 35 +9IiQ= C- s II 38 Q* 4 . Ç'° H 10 O -f-aldéhyde

ou acide formique + 3 (OII w 0‘') M.Kosmann G 64 H 53 O 3 + ÎOIIO = C 18 H» G 0 11 + 3 (C ,a H‘ a O ,a )

M.Spirgatis C M H M 0 M . + 10HO = C M H >0 O a + 3 (C l2 H ia 0 4î )

La scammonine pure, desséchée sur l’acide sulfurique, a donné à l’analyse les résultats suivants:

' O = 34,78 M. Keller.

Bouillie avec de l’eau de baryte, elle se dissout en développant une odeur agréable et donne naissance à un acide particulier, l’acide scammonique, qui produit avec l’acétate de plomb basique un sel insoluble. Cet acide paraît être assez complexe, d’après M. Keller. En faisant bouillir sa dissolution potassique avec un excès d’acide sulfurique, on voit se séparer des gouttes huileuses, formées d’acide butyrique ou valérique, et d’un acide nouveau, l’acide scammonolique qui possède la composition centésimale suivante :

De ces recherches, Keller conclut que la Scammonée renferme les éléments du glucose, de l’acide

butyrique ou plutôt valérique et de deux acides nouveaux qu’il appelle scammonolique et scaramonique.

Pour préparer la Scammonine, on épuise plusieurs fois la résine brute avec de l’alcool froid, on réunifies extraits, on ajoute de l’eau jusqu’à ce que le liquide commence à se troubler, on décolore par le charbon animal et l’on filtre. La majeure partie de l’alcool ayant été chassée par distillation, on ajoute de l’eau au résidu et l’on chauffe au B. M. de manière à volatiliser le reste de l’alcool et à précipiter la totatité de la Scammonée. Celle-ci est alors traitée pendant longtemps (4 semaines) par de l’eau bouillante que l’on renouvelle souvent. La Scammonée se trouve toujours souillée par un acide volatil (acide butyrique ou valérique) qui l’imprégne et qui lui donne une odeur particulière. Ce n’est qu’après un long traitement à l’eau bouillante qu’on arrive à la débarrasser sensiblement de cet acide.

La résine de Scammonée ou Scammonine estelle identique avec celle qu’on obtient par l’alcool delà racine du liseron Scammonée? Spirgatis répond ainsi à cette question : Entre cette Scammonine et celle obtenue récemment de la racine du convolvulus Scammonia, je n’ai pas réussi à signaler la plus petite différence. Toutes lesdeux sont amorphes, incoloi'es, transparentes, sans saveur ni odeur; elles donnent les mêmes-phénomènes par l’action de la chaleur et se comportent exacte-

ment de la même manière vis-à-vis de l’alcool, du chloroforme, de l’éther, du pétrole, de l’essence de térébenthine, de l’acide acétique, de l’acide sulfurique concentré et des alcalis caustiques. Il y a également identité de réaction de leur solution alcoolique vis-à-vis de l’acétate de cuivre, de l’acétate de plomb neutre ou basique, de l’azotate d’argent, du perchlorure de fer. C’est donc à tort, dit l’auteur allemand, que l’on a voulu distinguer ces deux résines qui fournissent de plus à l’analyse élémentaire les mêmes résultats. La note de M. Hess à ce sujet perd ainsi toute sa valeur. Ce chimiste avait observé que le tannin ne figurait point au nombre des éléments de la Scammonée obtenue par incision tandis qu’il avait constaté sa présence, en très-petite proportion toutefois, dans le produit extrait de la racine sèche. Mais ce tannin disparaît dans la purification de la résine ; ce qui amène l’identité des deux résines.

Falsifications des Scammonées. — Moyens de les découvrir.

Nous avons déjà fait connaissance avec les substances étrangères que la fraude introduit dans la Scammonée ; nous avons même appris à déceler certaines d’entre elles, comme la craie et l’amidon. Nous reproduirons avec plus de détails les réactions carastéristiques de ces deux corps, en y ajoutant celles qui rendent manifeste la présence de la colophane, des résines de gayac et de jalap

et des matières inorganiques qui constituent les éléments les plus fréquents de falsification.

Le calcaire se reconnaît à l’effervescence que détermine l’acide acétique ou chlorhydrique ; quant à la proportion qui existe, on pourra la déterminer, soit directement par l’examen des cendres de Scammonée, soit par la production de sulfate de chaux au moyen de l’acide sulfurique. La présence du sulfate de chaux sera indiquée par l’emploi de l’acide’ chlorhydrique qui les dissoudra, par la recherche de la chaux au moyen de l’oxalate d’ammoniaque et par celle de l’acide sulfurique au moyen du chlorure de baryum.

Le sable se reconnaît ordinairement à son insolubilité dans l’acide chlorhydrique.

L’oxyde gris de plomb, que l’on rencontre dans quelques sortes de Scammonées, laisse, après l’incinération, des globules visibles à l’œil armé d’une loupe ; reprises par l’acide nitrique, les cendres donnent des solutions qui fournissent, avec l’iodure de potassium, le sulfate de soude, l’acide sulfhydrique des précipités jaunes, blancs et noirs. D’ailleurs, toutes les matières inorganiques se séparent des dissolutions et se précipitent au fond des vases ou se trouvent dans le résidu de l’incinération, dont la proportion est alors insolite et dépasse la quantité normale qui est d’environ 3 0/0.

La fécule est indiquée par la densité et la coloration que prend la décoction froide traitée par

l’iode, mais c’est le microscope seul qui peut faire connaître l’espèce d’où elle provient. Le microscope et l’iode décèlent également la présence de la dextrine. Cette propriété de l’iode a fourni à Thorel un réactif à l’acide duquel il a classé les sortes diverses de Scammonées. Toutes les fois que l’iode ne donne pas de coloration bleue, on est certain d’avoir sous la main une bonne qualité. De plus l’intensité de la couleur bleue est d’autant plus forte que la Scammonée est plus impure et contient moins de résine. Suivant Thorel, les Scammonées de Smyrne donnent une couleur très-foncée et il n’y a que les mauvaises qualités d’Alep qui bleuissent par ce réactif. Mais le plus souvent ce mode d’essai est en défaut ou du moins ne peut fournir que des résultats approximatifs, bien qu’il s’appuie sur la constitution intime de la racine. En effet, la fécule, quoique contenue abondamment dans la racine, ne fait pas partie, comme le dit Dublanc, du suc laiteux qui constitue la Scammonée, et ne s’y mêle que lorsque, au lieu de se borner à extraire le suc des incisions, on pile les racines et qu’on en exprime le contenu pour le déssêcher ensuite au soleil ou sur le feu.

Les résines se reconnaissent à l’odeur du produit ou aux fumées odorantes qu’il répand en brûlant. Si ce premier essai est insuffisant, on fait alors appel aux réactifs respectifs de chaque résine.

Ainsi la colophane est dissoute à la tempéra-

tare ordinaire par l’essence de térébenthine, tandis qu’elle n’a qu’une action très faible sur la résine de Scammonée. Mais le réactif le plus sûr est l’acide sulfurique qui donne immédiatement avec la colophane, une coloration d’un rouge écarlate très-foncé, tandis qu’il n’a d’action sur la résine de Scammonée, qu’après quelques minutes, en lui donnant une teinte faible lie de vin (Thorel). On pourra encore s’assurer de la présence de la colophane, en triturant la Scammonée suspecte dans un mortier ; l’odeur qui se développera indiquera la colophane.

La présence de la résine de gayac est facilement accusée par les réactifs propres à cette substance. Ainsi, mise en contact avec l’acide sulfurique, elle fournit une solution rouge dans laquelle l’addition de l’eau détermine la formation d’un précipité violet. L’hypochlorite de soude communique à la solution alcoolique du mélange des deux résines une coloration verte en présence d’une petite quantité de résine de gayac. L’acide nitrique colore en bleu un papier qui a été imbibé de la teinture de la Scammonée suspecte.

La qualité mousseuse de la dissolution de Scammonée dans l’ammoniaque accuse aussi la présence du gayac.

On sait aussi que la résine de gayac triturée avec du savon puis avec du chlorure mercurique, donne naissance à une nuance bleue.

En résumé les agents oxydants font prendre à la

solution alcoolique de résine de gayac une .couleur bleue ou verte. Ainsi le chlore lui communique une teinte verte ; l’iode seul ne la modifie pas sensiblement, mais si on ajoute au mélange un peu d’eau, il devient bleu instantanément. L’azote, la gomme, le perchlorure de fer, le chlorure cuivrique déterminent aussitôt sa coloration en bleu; la matière colorante, fournie par le perchlorure de fer, passe au violet en présence de l’hyposulfite de soude.

De toutes les résines sujettes à être mêlées à la Scammonée, celle à laquelle on donne la préférence est la résine de jalap qui réunit le double avantage d’être peu chère et presque aussi active. Pour apprécier un semblable mélange, on se fonde sur l’action comparée de l’éther : huit grammes d’éther sulfurique dissolvant complètement 0,10 de résine de Scammonée, tandis qu’ils ne dissolvent pas sensiblement une même quantité de résine de jalap. Il suffit donc de prendre 0,20 de résine suspecte, de les introduire dans un petit tube avec 16 grammes d’éther et d’agiter quelque temps. S’il y a un résidu, on peut être assuré que la résine essayée n’est pas de la résine de Scammonée pure, et, en examinant ce résidu, on pourra reconnaître les caractères de la résine de jalap et en déterminer la proportion.

Usages de la Scammonée. — La Scammonée est un purgatif puissant et même drastique, ayant toutefois l’inconvénient d’être inégal dans ses ré-

sultats, .non-seulement à cause de sa diversité ou des falsifications dont elle est l’objet, mais encore en raison des conditions individuelles variées que ce médicament rencontre (Gubler). Nous l’avons vue en grand honneur auprès des premiers médecins. Ceux-ci redoutaient toutefois l’intensité de son action ; aussi cherchaient-ils à l’affaiblir en faisant subir à ce produit diverses manipulations. Telle est l’origine du diagrède ou préparation à base de scammonée. Il y avait le diagrède cydonié ( diacridium cydonialum ) le diagrède glycyrrhizé ( diacridium glycyrrhizatum) le diagrède sulfuré ( diacridium sulfuratum ) ainsi nommés suivant que l’excipient était du suc de coings, une infusion de réglisse ou de la vapeur de soufre. Ces préparations ne sont plus usitées depuis longtemps, Aujourd’hui on emploie ordinairement la Scammonée en poudre, que l’on administre enfermée dans un pain azyme, dans de la confiture ou simplement délayée dans du lait. On la prescrit à la dose de 0,50 à 1 gramme, c’est une des gommes résines que l’eau et surtout le lait émulsionnent avec le plus de facilité. La résine de Scammonée s’administre à la dose de 0,40 à 0,60 cent, en potion, dans du lait sucré et aromatisée d’essence ou d’eau de laurier-cerise (Planche) ou sous forme de savon ou de sirop vanillé.

La Scammonée officinale doit accuser, avonsnous déjà dit, une richesse résineuse de 75 à 80 0/0. Pour s’assurer de son titre, on en prend 1 gramme

que l’on traite par l’alcool à 90° bouillant ; on décante le liquide, on lave le résidu avec un peu d’alcool chaud; on réunit les liqueurs et on les réduit en un petit volume par évaporation. On précipite alors la résine au moj^en de l’eau bouillante, on lave le précipité avec de nouvelle eau, on Je sèche et on le pèse. -Son poids doit être de 75 à 80 centigrammes ; s’il est plus faible, le produit n’est pas médicinal.

En un mot, on acceptera en pharmacie toute Scammonée dont la teneur en résine satisfera aux exigences du Codex, et offrira d’autre part la réunion des cinq caractères suivants ainsi formulés par M. Dubail : « Une bonne Scammonée doit «être grise,'légère, friable, lactescente et odo- « rante. » De même on rejettera de l’officine toute Scammonée en morceaux denses et non friables, qui a une odeur d’empyreume ; qui, dissoute dans l’eau se prend en gelée par le refroidissement; qui fournit des bulles de gaz acide carbonique lorsqu’on la traite par les acides ; celle enfin qui répand une odeur de poix lorsqu’on la projette sur des charbons ardents et qui ne fournit pas une émulsion de couleur verdâtre.

Racine de Scammonée. — La racine de Scammonée se présente dans le commerce en fragments cylindriques, d’une couleur fauve ou d’un brunclair, souvent tordus en spirale, larges de 5 à 6 centimètres, à surface rugueuse et ridée. Elle est dure et résineuse, d’une odeur faible et d’une sa-

veur qui rappelle celle de jalap. Sa richesse résineuse varie suivant certaines conditions déjà indiquées; un bon échantillon a donné à Hanbury 5,50 0/0 de résine.

L’étude anatomique de cette racine présente, sur la coupe transversale, les éléments suivants :

La partie corticale la plus externe est constituée par 8 à 12 rangées de cellules subéreuses superposées, plus ou moins irrégulières, et fortement colorées en brun ; au suber succède le parenchyme cortical proprement dit dont les premières rangées sont formées de cellules légèrement collenchymateuses auxquelles font suite des éléments cellulaires à parois minces, très-irrégulièrescomme les précédentes, et étendues dans le sens tangentiel. Au milieu de ce parenchyme gorgé d’amidon se rencontrent, soit isolées, soit réunies en amas ou en files des cellules sclerenchymateuses, à parois très-épaisses, arrondies le plus souvent, polyédriques ou plus ou moins allongées. On y trouve encore des cristaux d’cycalate de chaux en rosette et des larmes de résine qui représentent le contenu des laticifères épars et nombreux surtout vers la région de séparation de l’écorce externe et de sa partie interne. Cette dernière se compose de plusieurs rangées de cellules superposées qui, par leur épaisseur moyenne, représentent, pour ainsi dire, un élément intermédiaire entre le liber mou et les fibres libériennes. Les laticifères ne manquent dans cette partie qu’au voisinage de la

zone cambiale. Celle-ci n’est souvent bien manifeste. que par suite de la présence des amas fibrovasculaires qui prennent naissance à sa partie interne; elle produit en dehors le liber, et en dedans le bois. L’élément fondamental de celui-ci est constitué par des cellules ligneuses à peine plus épaisses que celles de la région libérienne; elles forment le parenchyme ligneux au milieu duquel se développent les faisceaux fibro-vasculaires. Ces derniers sont entourés de cellules ligneuses isolées des voisines par 2 o;u 3 rangées de cellules aplaties, très-irrégulières* étendues dans le sens radial, qui figurent des rayons médullaires. Ces rayons, médullaires, au lieu de. se terminer daqs l’intérieur du bois,, suivent, les contours du faisceau fibrovasculaire et semblent ainsi remonter vers l’écorce ; mais,, avant de l’atteindre, ils se confondent avec d’autres rayons médullaires qui suivent la même marche, mais qui se ramifient pour ainsi dire à l’intérieur, et dont les ramifications, après avoir enveloppé les faisceaux plus internes, vont se perdre dans.la moelle; en un mot, ces sortes de rayons médullaires ont un parcours très-sinueux., Les amas fibro-vasculaires se composent de gros vaisseaux à ponctuations aréolées et ds cellules ligneuses qui occupent l’intervalle des vaisseaux et les entourent, et dont les parois assez épaisses laissent cependant dans le centre une cavité le plus, souvent polyédrique. Les laticifères n’existent pas dans les cellules ligneuses les plus voi-

sines des faisceaux; ils sont isolés çà et là dans le parenchyme ligneux ou parfois réunis en petit nombre le long des rayons médullaires.

Jalaps.

La dénomination de jalaps est commune à un certain nombre de racines tubéreuses de convolvulacées qui doivent à leur résine la place importante qu’elles occupent en matière médicale. Les trois sortes commerciales les plus employées sont : le jalap tubéreux ou officinal, le jalap léger ou fusiforme, etle jalap digité ou de Tampico. Nous présenterons successivement l’histoire complète de ces trois drogues, et nous terminerons ce sujet par l’étude comparée de leur structure anatomique qui mettra en relief leurs meilleurs traits distinctifs.

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