‹ Étude sur les cornes palpébralesChapitre 6 sur 32 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Anatomie pathologique.

L’anatomie pathologique des cornes palpébrales, étantla même quecelle des cornes cutanées, nous nous ferons un devoir de citer les auteurs qui ont étudié la structure des cornes en général et de narrer leurs descriptions.

Bien longtemps avant qu’on n’appliquât l'analyse microscopique à ces productions, leur nature avait été parfaitement définie par les observateurs. L'aspect, la forme, la consistance, l’insensibilité, l'odeur caractéristique qu’elles répandent par la combustion, les avaient fait ranger à côté des végétations cornées de l’épiderme, des ongles, des griffes, des cornes de certains animaux. Les vues se sont confirmées par les examens histologiques. Rokitansky, Robin, Lebert, Krause furent les premiers qui montrèrent que les excroissances en question sont des végétations de la couche surperficielle de l’épiderme, dans lesquelles les cellules desséchées, feuilletées, dépourvues de noyau, ont pris une direction perpendiculaire à la surface cutanée,

et se sont allongées de manière à former un aspect

fibroïde,.

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