‹ Étude sur les cornes palpébralesChapitre 7 sur 32 · LAON RE · texte numérisé non relu

LAON RE

La même nature fut reconnue aux cornes développées, dans les kystes sébacés par Nagelet Wilson. Une corne provenant d’une veille femme du service de Grisolleet examinée par Lebert, se montra composée de feuillets épidermiques à cellules sèches, cornifiées, sansnoyau qui, sur une coupe longitudinale, avaient un aspectfibroïde, tandis que sur une coupe tranversale,on les voyait formées de couches concentriques, au centre desquelles, on distinguait encore assez neltement un certain nombre de vaisseaux coupés en travers.

Le; cornes examinées par le professeur Heschl ( de Cracovie), montraient également des stralifications transversales formées par des lamelles cornées, transparentes, de 1 ligne 1/2 d'épaisseur, qui, sous l'influence des réactifs, se résolvaient en cellules sèches, écailleuses, sans noyau. Les deux échant Ilons de corne humaine, examinés par Simon, ne différaient point des précédents par leur structure; l’un d'eux pourtant était narcouru suivant l'axe par des canaux micro ;copiques renfermant une sorte de moelle sans structure apparente ; cette disposition rappelle celles des cornes des ruminants, avec cette différence pourtant que, chez ces derniers, on ne trouve qu’un seul canal médullaire au milieu de la corne.

Unna, Mitvalsky, Dabreuilh, Achenbach ont ensuite étudié la question et semblent, d’après leur description histologique, faire de la corne, un épithelioma bénin à forme kératosique : Unna la décrit comme un fibrokératome, Mitvalsky et Dubreuilh représen-

tent la prolifération des masses épithéliales interpa-

Cooue

pillaires comme cause de son accroissement. Pour ces derniers, il n’y aurait pas d’hypertrophie papillaire ; et les papilles vasculaires ne seraient autre que du üssu vasculaire interstitiel étiré en longueur par l'accroissement même de la corne.

L'étude qu’a faite Dubreuilh de 3 cas de corne et de 3 cas de fibrokératome lui permit d'adopter pleinement lopinion de Unna sur l'identité de ces deux formes cliniques et de considérer le fibrokératome comme une corne en miniature. « Le type le plus simple de la corne, dit-il, est donc constitué par le fibrokératome de Unna, appelé aussi verrue filiforme des vicillards, bien que, ainsi que je vais le montrer il ne s’agisse nullement June verrue. Il se présente sous laspect d’une petite tumeur filiforme de 1 à 2 millimètres de diamètre et de 5 à 10 millimètres de longueur, insérée sur la peau saine, par une base un peu étranglée et terminée par une pointe aiguë et unique, La base est molle, rosée, manifestement fournie par le derme et recouverte d’un épiderme mince ; le sommet est formé par un petit cône corné, effilé, aigu, de couleur grise ou jaunâtre. Cette lésion offre certainement la plus grande analogieavec la verrue digitée de la face, d'autant plus qu’elle siège habituellement af visage et notamment aux paupières.

« La corne filiforme est constituée par une double hyperplasie épidermique et fibreuse ; cette dernière serait même la lésion primitive, d’où le nom de fibrokératome donné par Unna qui a très minutieusement

étudié son développement. D'une base conjonctive un

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