‹ Étude sur les cystites consécutives aux inflammations chroniques du col utérinChapitre 25 sur 44 · ST NE · texte numérisé non relu

ST NE

Injection sclérosante dans la muqueuse urétrale prolabée (Dr Gaume).

La malade est traitée à la policlinique par des lavages de la vessie au nitrate d’argent à 1 p. 1.000 trois fois par semaine.

9 octobre 1934 :

Amélioration notable des phénomènes de cystite. Fréquence : quatre à cinq fois dans la journée, une seule fois dans la nuit. Urines renferment encore du pus et des microbes.

2e injection sclérosante. La malade continue les lavages de la vessie au nitrate d’argent à 1 p. 1.000.

12 octobre 1934 :

Aucune douleur au niveau du méat urinaire, les troubles mictionnels sont très améliorés, les brûlures ont presque complètement disparu. Dans les urines, faible dépôt renfermant des polynucléaires altérés et des colibacilles en faible quantité.

3e injection sclérosante :

Les lavages de la vessie sont continués.

7 décembre 1934 :

Mictions normales, la malade ne se lève plus la nuit pour uriner. Examen des urines : cellules épithéliales et quelques rares polynucléaires altérés, pas de microbes.

La malade a été revue en juin 1935 ; les mictions sont normales et non douloureuses, le méat urinaire qui est

rosé a un aspect absolument normal.

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ORSERVATION III.

Mme Germaine C..., 42 ans, vient consulter au début du mois d'août 1934 à Necker, pour phénomènes de cystite.

Antécédents héréditaires : Parents morts quand elle était encore très jeune.

Antécédents personnels : Diphtérie, rougeole. Réglée à 14 ans, régulièrement, grossesse en 1919, terminée par un accouchement normal. Au début de 1920, douleurs sourdes dans la région lombo-sacrée et pertes peu abondantes. Elle était alors soignée par son médecin pour métrite. Au bout de 4 mois ses douleurs utérines se sont calmées avec persistance cependant des pertes; mais apparaissent alors des troubles vésicaux : urines troubles, pollakiurie, diurne et nocturne, toutes les deux heures. Traitement par capsules de térébenthine, bains de siège : durée deux semaines.

En 1927, recrudescence des phénomènes métritiques, suivis bientôt de nouveaux troubles vésicaux analogues aux précédents. La malade est traitée pendant six semaines par des antiseptiques urinaires, instillations qui semblent avoir amélioré l’état de sa vessie, car elle ne présenta plus aucun trouble de ce côté jusqu’en 1933.

En juin 1933, sensation de lourdeur pénible dans la région lombo-sacrée et réapparition de phénomènes de cystite, très douloureux surtout à l’approche des règles.

Les crises vésicales se répétant, la malade vient consulter.

GE Etat actuel de la malade :

Fréquence des mictions : toutes les heures environ dans la journée, trois à cinq fois dans la nuit. Mictions douloureuses pendant et à la fin des mictions. Urines franchement troubles avec dépôt abondant au fond du verre, le liquide surnageant ne s’éclaircit pas par le repos. Pas de sang.

Pertes d’abondance moyenne.

Examen de la malade :

Douleur au toucher vaginal combiné à la palpation

hypogastrique. Reins non palpables.

Organes génitaux.

Au tou:her : Col énorme, étalé dans sa partie inférieure, de consistance ferme. Autour de l’orifice mollesse particulière qui fait contraste avec la dureté du col. Légère douleur à la pression exercée sur la commissure droite de l’orifice du col. Culs-de-sac libres.

Au spéculum : col violacé, hypertrophié. Autour de l’orifice la muqueuse rouge et tuméfiée fait une légère saillie en dehors. Déchirure de la commissure droite du col de 5 millimètres environ, les lèvres de la déchirure égale-

ment rouges légèrement tuméfées.

Examen histo-bactériologique des urines vésicales

Pus abondant.

Nombreuses cellules épithéliales.

Pas de bacilles de Koch.

Innombrables colibacilles.

Examen. cystoscopique :

Capacité 150 centimètres cubes, le milieu s’éclaireit vite.

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Muqueuse plutôt pâle. Sur la région du bas-fond, 1 centimètre en arrière du trigone, plaques irrégulières de coloration rouge sombre et recouvertes de points jaunâtres à l’aspect purulent. Orifices urétéraux normaux. 14 août 1934 :

Electro-coagulation du col utérin.

27 août 1934 :

Amélioration nette des symptômes de métrite, faible écoulement séro-purulent. Atténuation des douleurs à la fin des mictions, fréquence augmentée et pyurie persistent.

Lavages vésicaux au nitrate d’argent à 1 p. 2.000 trois fois par semaine.

24 octobre 1934 :

Mictions normales, non douloureuses, urines louches, renferment quelques polynucléaires et assez nombreux colibacilles.

Continuation des lavages de la vessie au nitrate d'argent à 4 p. 1.000 deux fois par semaine.

19 novembre 1934 :

L'amélioration des phénomènes de cystite se maintient, ia malade urine trois à quatre fois dans la journée, ne se iève plus du tout la nuit pour uriner depuis trois semaines.

21 décembre 1934 :

Examen des urines totales :

Cellules épithéliales et quelques rares polynucléaires altérés, pas de microbes.

La malade a été revue en juin 1935, elle se plaint seulement des mictions plus fréquentes que d'habitude et légèrement douloureuses pendant les jours qui précèdent les

règles. Les urines sont toujours restées claires.

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