‹ Étude sur les cystites consécutives aux inflammations chroniques du col utérinChapitre 26 sur 44 · OBSERVATION IV · texte numérisé non relu

OBSERVATION IV

Mne Andrée M..., 43 ans, se présente à la consultation de clinique urologique de Necker en novembre 1934 pour troubles de la miction, consistant en émissions fréquentes d'urines purulentes et douleurs à la fin et après chaque miction.

Antécédents héréditaires : nuls.

Antécédents personnels : Réglée à 16 ans, régulièrement. Un enfant à l’âge de 28 ans, une fausse couche à l’âge de 31 ans. A la suite de cette fausse couche métrite, qui obligea la malade de garder le lit pendant six semaines. Depuis pertes abondantes par intermittence, douleurs dans le bas-ventre ; la malade prétend avoir suivi divers traitements, d’ailleurs sans amélioration marquée.

Le début des troubles urinaires remonte à 1926 ; à cette époque la malade a ressenti un état de malaise qu’elle attribua à une recrudescence de la métrite. Peu après, vives douleurs à la miction, hématuries terminales légères, avec augmentation du nombre des mictions et urines fortement purulentes. Ces troubles finirent par disparaître au bout d'un mois de traitement énergique (antiseptiques urinaires, régime, instillations vésicales). Mais depuis, la malade a présenté deux nouvelles crises semblables, en 1929 et 1931, qui duraient chacune trois à quatre semaines et se caractérisaient seulement par une pollakiurie trouble, la douleur à la fin des mictions n’existait presque pas. Les

urines sont restées depuis la dernière crise un peu louches.

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