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OBSERVAT ON XII.
Reblaub : /d.
La nommée Rogrin, âgée de 24 ans, entre dans le service de clinique des voies urinaires pour des phénomènes de cystite bien caractérisés. Cette malade, habituellement bien portante, ne présente comme affection antérieure qu’une rougeole dans l’enfance. Réglée depuis l’âge de 18 ans d’une façon régulière, elle a eu un accouchement normal il y a 5 ans et demi. Dans ses antécédents héréditaires on ne trouve d’intéressant qu’une sœur morte de tuberculose pulmonaire.
Elle fait remonter le début de son affection actuelle à 5 ans environ quelques mois après son accouchement. Elle fut prise à cette époque, sans raison apparente si ce n’est un écoulement vaginal jaunâtre qui ne s’accompagnait ni de sensation de brûlure au passage de l’urine ni d’irritations vulvaires, d’envies fréquentes d’uriner, des mictions douloureuses et d’hématurie légère à la fin de la miction. Elle a été soignée pour ces phénomènes à l’hôpital Tenon et sortit améliorée, presque guérie. Il y a deux ans et demi, à la suite d'application d’un vésicatoire, ces mêmes phénomènes reparurent avec une intensité plus considérable, s’accompagnant de douleurs violentes dans le bas-ventre, surtout à la fin des mictions. Ces phénomènes persistèrent depuis lors malgré tous les traitements.
A son entrée à l'hôpital nous constatons que les mic-
opte
tions sont très fréquentes, qu’elles sont douloureuses et qu’elles s’accompagnent de l’émission de sang à la fin.
La vessie est douloureuse au contact, à la pression et à la distension. La capacité vésicale est très notablement diminuée, puisqu'on ne peut injecter plus de 50 grammes de liquide sans faire éprouver à la malade de très vives souffrances. Les deux reins ne sont pas sensibles.
Ïl n’y a pas d'écoulement vaginal apparent.
Examen bactériologique des urines : Réaction acide, coloration brun rougeâtre due à la présence d’une petite quantité de sang ; trouble léger se dissipant en partie en donnant un dépôt peu abondant.
A l’examen microscopique, on trouve des globules de pus en assez grande abondance, quelques globules sanguins et de rares cellules épithéliales, enfin un grand nombre de bâtonnets se colorant facilement par le violet de gentiane et toutes les couleurs d’aniline. Ce sont de petits bâtonnets courts, trois à quatre fois plus longs que larges, arrondis à leurs deux extrémités, extrêmement mobiles, se décolorant par la méthode de Gram.
Diagnostic bactériologique : Urobacillus liquefaciens (Krogius).