CHAPITRE IV
Diagnostic, pponostie, traitemenl;.
Cette partie de notre étude sera nécessairement la plu3 brève, puisqu'elle n'est guère que la couclusion pratiqua de tout ce qui précède.
Nous n'avons pas besoin de répéter que, dans les cas où elles existent, les déterminations gastriques de la fièvre typhoïde se reconnaissent moins par un signe que par uq ensemble, une réunion de symptômes. Quant à revenir sur chacun de ceux-ci, nous ne le croyons point nécessaire : nous avons vu quels étaient les caractères et le siège dm points douloureux de l'épigastre études pneumogastriques, comment et dans quelles conditions les vomissements se produisaient et pouvaient révéler une lésion inflammatoire de l'estomac. Revenir sur tout cela, ne serait qu'une redite inutile et sans proGt.
Nous savons également jusqu'où peuvent aller les phénomènes gastriques, et quelle gravité ils peuvent prendre.
Sans parler des cas exceptionnels où l'on a pu observer des hématémèses abondantes, ;ious avons vu que l'intolérance gastrique pouvait apporter un obstacle des plus sérieui soit à Talimentation du malade, soit même à son traitemçot, en forçant à laisser de côté des médicaments souvent
très utiles, tels que Textrail de quinquina^ le sulfate de quinine, etc.
Quant aux indications thérapeutiques spéciales qui peuvent résulter dss déterminations gastriques de la dothiénentérie, elles sont simples et bien connues aujourd'hui de tous les médecins. Avant tout, elles sont préventives; pendant révolution fébrile elle-même, nourrir le typhique, mais le nouri'ir d'aliments qui ne puissent fatiguer les voies digestives, lout en entretenant, jusqu'à un certain point, la réparation organique : le bouillon, le lait, les potages légers, les boissons vineuses, répondent à cette double indication. Au moment où la fièvre tombe, deux cas peuvent se présenter : ou bien Tappétit reparaît, impérieux et redoublé par une longue abstinence; ou les voies digestives demeurent torpides, indifférentes, Testomac reste dilaté et tympanique, Tépigastre est le siège d'une température locale surélevée, indices d'une résolution lenteet imparfaite de la pblegmasie gastrique. Dans les deux cas, mais surtout dans le second, la prudence la plus grande est de rigueur ; le médecin ne doit pas oublier que, suivant l'expression si vraie de notre mattre, M. Peter, la convalescence de la fièvre typhoïde est presque une seconde maladie. Ce n'est donc que peu àpeu que l'alimentation sera permise de nouveau, et suivant des règles générales que nous n'avons pas à rappeler ici.
Contre les vomissements répétés et tenaces, survenus au cours de la dothiénentérie, on pourra recourir aux boissons glacées et surtout à la révulsion externe sous sa forme la plus efficace, les vésicatoires volants appliqués au creux de l'épigastre*
Si l'intolérance gastrique se manifeste plus tardivement, alors que la fièvre est déjà tombée, mais souvent à la suite
d'une reprise prématurée ou imprudente de Talimentation, ja situation peut devenir beaucoup plus grave, puisque, dans bien des cas^ la mort a été le dénouement de cette complication redoutable. Ici encore, c'est à la révulsion qu'il faudra recourir, mais aussi et surtout à un régime approprié : peu de liquides, des aliments qui sousle minimum de volume soient au maximum digestibles et réparateurs, telle est la formule établie par Trousseau, et restée depuis lors classique.
Ajoutons en terminant, que c'est en partie probablement à l'adoption de ces règles hygiéniques et thérapeutiques si simples, que nous devons de voir les déterminations gastriques de la fièvre typhoïde devenir bien moins fréquentes et moins intenses qu'elles ne l'étaient autrefois.