SU LU
posée d'hommes intelligents et éclairés dans cette partie et qui en embrassent tous les rapports » (ne
C'est également à cette simple institution d’une commission supérieure auprès du pouvoir que plusieurs politiques borneront leur projets, Necker, dans son premier ministère, ne concevra guère l'idée que d’un bureau central, chargé de recueillir les renseignements sur les divers faits économiques et de se documenter notamment sur la marche de l’agriculture, le progrès des défrichements, l’état des cultures. Encore cherchera-til moins à s’éclairer sur les besoins des campagnes qu’à réunir les éléments d'une bonne statistique économique (2). |
De même, lorsque Roland, ministre de l’intérieur, cherchera les moyens de favoriser l’agriculture, il ne se préoccupera pas d'organiser les travailleurs des champs et de leur faciliter l’accès des pouvoirs, il songera seulement à créer dans son département un service spécial auquel il confiera la mission d’étudier les diverses quesons agricoles. Déposant son projet de budget de dépenses pour 1793, il demande à la Convention de former un bureau de six personnes pour traiter uniquement les questions relatives à l’agriculture.
Examiner tous les mémoires adressés aux ministres sur ces matières, suivre les progrès agricoles, dresser le
tableau des progrès à réaliser, des améliorations à intro-
1. L'observation du pays et du royaume, par Mercier, auteur du tableau de Paris, du Bonaet de nuit, etc. Londres. 1785.
2. Mauguin. Etudes historiques sur l'administration de l'agriculture en France, page 408.