‹ Étude Sur Les Divers Systèmes De La Représentation Distincte Des Intérêts AgricolesChapitre 23 sur 64 · DAT · texte numérisé non relu

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à la société Royale sous Louis XVI, la mission de corres-

pondre sous le couvert du ministre, avec les sociétés

départementales ; pour augmenter même ses rapports

avec la province, on permettait aux préfets d'assister à ses séances, lorsqu'ils se trouveraient à Paris.

La Restauration ne fit que modifier son titre, mais lui

‘conserva ses attributions ; une ordonnance du #4 juillet

1814 l’instituait Société Royale et une circulaire du 28 février 1815 rendait obligatoire et régulière les correspondances des sociétés départementales d'agriculture avec elle. Ces sociétés devaient chaque année lui présenter leurs observations sur les améliorations dont l'industrie agricole était susceptible et la société centrale à son tour devait résumer leurs communications dans un rapport à l’administratron.

C’est surtout des petites associations de cette nature que devait s'occuper plus tard M. Decazes en 1819. Le 14 août, il demandait aux préfets d’en constituer une par arrondissement, qui s’occuperait d'études théoriques, tandis qu'à ‘côté dans chaque canton les comices feraient de la pratique agricole ; la société du chef-lieu devait servir de centre commun à toutes celles du département et se tenir en rapports réguliers avec elles.

Puis les gouvernements s'inquiètent moins de hiérarchiser et d'organiser ces associations ; ils se bornent à consacrer leur importance en prenant souvent dans leurs rangs les membres des conseils officiels de l’agriculture et à favoriser leur développement en leur accordant des subventions. Cesont, à plusieurs reprises les agriculteurs,

AP L L , ; : EL membres de ces sociétés qui vont essayer d'en augmen

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ter l'influence et de les employer à la défense plus active et plus puissante de leurs intérêts. |

Pour avoir des organes accrédités de leurs besoins, la Bretagne et la Normandie forment desassociations générales à session annuelle, qui discutent les questions théoriques et pratiques intéressant leurs campagnes. En 1843, les producteurs du Nord prennent une plus large initiative et émettent l’idée d'un congrès général, qui deviendrait l’organe des intérêts agricoles de la France entière. Une commission est nommée. L'administration autorise la réunion qui se tient en 18/44 dans une salle du Luxembourg.

Sur sept cents associations, cent trois seulement y sont représentées par cent trente délégués, auxquels se sont joints des agronomes et des députés et l’on se sépare en nommant une commission permanente chargée de préparer une nouvelle session. Lesréunionsse continuent les années suivantes.

Puis, après la loi de 1851 organisant une représentation de l’agriculture est intervenu le décret de 1852, modifiant cette institution. Les agriculteurs insuffisamment protégés, vont se liguer eux-mêmes par la défense. En Sologne, ils se réunissent à la fin de 1858 et demandent au gouvernement de constituer un comité central agricole de leur province, quise réuniraitsousson patronage et serait chargé de l’éclairer sur les besoins de l’agriculture locale. |

Les préfets des trois départements intéressés vont s’associer au vœu des populations rurales et un arrêté du

29 juin 1859 institue le comité désiré, qui se composera

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de tous les présidents et vice-présidents des associations agricoles de la circonscription, des ingénieurs en chef chargés des travaux d'améliorations et de différents membres choisis par le ministre parmi les savants ou agriculteurs distingués.

Pendant treize ans, ce comité peut exercer en Sologne une heureuse influence. Le gouvernement le consulte sur le tracé des routes dont il à proposé la création, sur les travaux de canalisation pour l'assainissement du pays, sur les améliorations nécessaires ; ses avis sont toujours suivis. Mais, après la chute de l'Empire, des préoccupations politiques viennent l’envahir et le détourner de l'examen des questions économiques qui lui sont confiées et en 1873, un arrêté en prononce la dissolution ; l’administration lui enlève son caractère officiel et ne lui permet plus que de se reconstituer en société libre.

Ce n'est qu'une société libre aussi, mais plus large, puisqu'elle ne se borne pas à grouper les intérêts d'une province et véut défendre ceux de toute l’agriculture française qui vient alors de se fonder en 1868 sur les débris de l’ancien Congrès agricole, disparu depuis 1852. Un congrès ne paraissait plus suffisant aux agriculteurs, ils veulent une association et ils forment la Société des Agriculteurs de France. Deux arrêtés l’autorisent en 1870 et un décret de 1872 la reconnaît d'utilité publique.

.On sait quelles proportions elle à prises depuis et quels services elle a déjà rendus à la cause des travailleurs des champs (1). Non contente d’instruire, de ren-

1. Nous nous réservons de parler, dans la troisième partie de

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