Report of the agricultural Holdnigs act committee
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on a tenu compte de ses désirs et de ses observations. Il étudie tous les articles du projet, approuvant sans réserve ceux qui lui donnent satisfaction, critiquant les autres, émettant des vœux, des propositions, qui seraient communiqués au gouvernement pour lui faire connaître les « désirs de la communauté agricole ». Enfin il décide de se mettre en rapport avec la Commission royale d'agriculture, pour étudier de concert avec elle certaines modifications.
Deux mois après, le Conseil siège encore le 29 mai 1900. Cette fois, il ne s’agit plus de discuter un projet spécial mais de dresser un plan général de réformes, pour le présenter ensuite à l’agrément des membres du Parlement (1).
Des orateurs établissent qu'en intervenant ainsi auprès des législateurs, la Chambre centrale reste dans sa tradiüon et dans son rôle. En 1895, elle s’est déjà manifestée, mais tous ses vœux n'ont pas été adoptés, il lui faut parachever son œuvre. Du reste en s'immisçant dans les travaux législatifs, elle ne commet pas un acte «révolutionnaire »; ne représente-t-elle pas tout le pays agricole ? Ne résume-t-elle pas le sentiment de toutes les sociétés agricoles ? « Foyer de concentration des idées de toutes les Chambres du royaume », elle a bien le droit de présenter comme nécessaires au Parlement les réformes qui sont désirées par les agriculteurs.
Aucun texte n’exige que ses observations soient obéies,
mais en fait ses avis sont écoutés et si ses pouvoirs sont
1. Proceedings of the central Chamber of agriculture. London,
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plutôt de «conseiller » une réforme que de « l’imposer », du moins peut-elle « conseiller avec toute :la force que donne une connaissance pratique du sujet et que peut posséder une Chambre qui prend ses racines dans tout le royaume ».
Voilà, fixés par un de ses membres même, le rôle et l'importance de la Chambre centrale et par suite, déterminées la nature et l'autorité de la représentation agricole en Angleterre : libre, constituée par des sociétés sans mandat légal, en rapport avec les Chambres et les commissions officielles et jouissant sinon d’un droit de consultation, du moins d’un pouvoir d'initiative et de contrôle, dont son origine et la qualité de ses membres
augmentent chaque jour l’importance.