IV. — Portugal
En vain les associations libres multiplient encore ici leurs services et redoublent d'activité pour défendre les intérêts des campagnes, c'est une représentation légale, officiellement organisée qu’on réclame. Pourtant Îles sociétés agricoles ont acquis une réelle influence auprès du Parlement et du Pouvoir, et si quelque texte ne leur reconnaît pas le droit d’être obligatoirement consultées sur les mesures et les réformes intéressant les campagnes, une pratique constante veut que les questions agricoles leur soient soumises avant d’être résolues. |
Cette autorité de fait qu’on leur reconnaît et qu'on leur accorde est déjà grande, bien que les intéressés la trouvent encore insuffisante. Les, syndicats mêmes, encore peu répandus dans le royaume sont souvent consultés par le pouvoir central.
Le Portugal n'en compte guère que trente à peine, de toutes sortes, de district, d'arrondissement, de paroisse ou de région et déjà « les syndicats districtaux en particulier disposent d’une grande force, notamment à cause des représentations qu’ils peuvent adresser aux pouvoirs publics en faveur des intérêts agricoles » (r).
1. Don Luis de Castro. Le Portugal au point de vue agricole. Le crédit agricole et le mouvement associatif rural, p. 906.