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Voilà qui suffirait à établir l’autorité de cette Royale Association dont le roi se proclame « le protecteur et le premier sociétaire » et dont les ministres enregistrent avec tant de soin et d'attention les manifestations et les doléances.
Pour consacrer davantage encore son crédit et son pouvoir, on l'invite « à nommer des délégués et des représentants, soit dans les Commissions administratives, soit dans les Conseils investis d’une mission officielle liée d’une manière quelconque aux intérêts généraux de l'agriculture ».
Tout dernièrement encore on vient de lui réserver la prérogative de désigner dans les départements les délégués du Marché Central des produits agricoles, dont la mission est si importante au point de vue des statistiques, des renseignements sur les prix, sur les récoltes, sur les mouvements et les fluctuations des cours. Enfin son directeur et son président ont acquis le droit de siéger au Conseil supérieur de l’agriculture et au Conseil du Marché des produits agricoles.
Voilà qui confine à la représentation officielle. En: indiquant le rôle, les fonctions, l’importance de cette société libre qu'est la Royale Association, on croit parler de l'influence et des attributions d’une véritable institution d'Etat. Et pourtant l’une des plumes les plus autorisées du Portugal peut écrire : « Mais de tout cela à la formation de Chambres d’agriculture, analogues à celles que vous proposez en France, il y a un profond abîme, que nous n’avons pas encore essayé de combler, ayant à lutter à chaque pas contre la bureaucratie agricole, qui
se croit omnipotente et ne veut pas être dépassée dans
ses pouvoirs auprès du gouvernement ».