Proposition de loi de M. le Comte de Pontbriand, p
2. Exactement, dans le premier cas : 4.193.739 membres seraient représentés ; et, dans le second, 6.653.135. Statistique décennale de 1892.
«Les membres qui les composent représentent à peine levingtième de ceux qui, à untitre quelconque, peuvent être considérés comme dirigeant des exploitations agricoles et qui ont le droit incontestable d'apporter leur contingent à l'œuvre de progrès qui s'impose à l'agriculture tout entière, écrivait déjà M. Méline en 1898.
« Ces exclus volontaires ou involontaires vont être, grâce aux mesures libérales que nous vous proposons, appelés à faire entendre utilement leur voix dans les Conseils de l’agriculture, en sorte que l'impulsion, qui est actuellement confinée presque exclusivement dans certaines sphères, partira désormais de tous les points du pays et fera régner partout l’activité et La vie » (1).
Vouloir représenter l’agriculture parles syndicats, ne serait-ce pas vouloir les rendre obligatoires. Pour qu'ils puissent se recommanderdetousles agriculteurs, ne fautil pas qu'ils les comprennent tous, et par suite, ne faut-il pas qu’onimpose à chacun des intéressés l'obligation d'en fairepartie.
C’est à cette conséquence qu’on arrive en Autriche. Les sociétés puissantes y ont pris la défense des intérêts ruraux, mais leur caractère facultatif les empêche de donner à l’agriculture une véritable représentation. Une partie des campagnes leur échappe et l’on demande par tout l'Empire qu'elles soient désormais obligatoires. Nous avons constaté l’unanimité des pays autrichiens à réclamer cette satisfaction.
Rendre les associations obligatoires, c’est le seul