‹ Étude Sur Les Divers Systèmes De La Représentation Distincte Des Intérêts AgricolesChapitre 8 sur 64 · LUS OS · texte numérisé non relu

LUS OS

doivent parfois, comme les Bretons de 1675, demander l’abolition des corvées et des champarts, ils résumeront leurs vœux dans un factum et ce sera là encore une sorte de « cahiers » qu’ils écriront.

Les laboureurs n’avaient fait en somme que profiter de l'élargissement du Tiers-Etat et bénéficier de la réforme, qui, en donnant accès dans ce troisième ordre à toutes les classes non représentées dans les deux premiers, en avait fait comme « un état du peuple », ainsi que le constataient des ambassadeurs étrangers, décrivant au xvie siècle la constitution politique de la France.

En réalité, nulle mesure spéciale n’était intervenue pour organiser l’agriculture, bien qu’à plusieurs reprises, les rois eussent affirmé leur sollicitude pour les classes agricoles. Pendant longtemps, l’administration s’en était même désintéressée. Martin Ruzé, l’un des secrétaires d'Etat de Henri III (1588) devait bien s’en préoccuper le premier, mais à son département ressortissaient en même temps la maison du roi, le commerce et la marine : l’agriculture devait se trouver ainsi bien négligée.

Sous Henri IV et Sully, dont on connaît cependant les sympathies pour les paysans, puisqu'ils dépensaient près de deux millions de livres par an à.améliorer le sort des campagnes, elle devait ainsi rester confondue avec les

finances et le commerce, absorbée dans les bureaux du

contrôle général, auquel était confié le soin des intérêts

économiques du pays.

En 1664, Colbert créait un conseil royal du commerce,

En 1669, il instituait des assemblées « où les gardes et

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