‹ Étude Sur Les Divers Systèmes De La Représentation Distincte Des Intérêts AgricolesChapitre 9 sur 64 · TRUE · texte numérisé non relu

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jurés en charge des manufactures devaient informer de l’état auquel seraient les dites manufactures, de leurs progrès, des moyens qu’ils jugeraient nécessaires pour leur perfectionnement », mais cette même représentation n’était pas donnée à l’agriculture. En 1700, il en était encore de même. On n’appelait que des négociants à siéger dans le Conseil général du commerce réorganisé par Chamillart et l’édit du 30 août 1707 n’organisait que des Chambres de commerce (1).

Nul corps spécial n’existait donc auprès du gouvernement avec mission de l’éclairer sur les besoins de l’agriculture. Pourtant des intendants spéciaux « intendants de commerce » avaient été créés sous l’ancienne monarchie, avec mission d'inspecter. Ils devaient surtout surveiller la marche et le progrès des industries, connaître les besoins qui si manifestaient ; les fonctionnaires, les chambres de commerce, les principaux négociants devaient les renseigner ; mais, bien qu’il y prissent peu garde, ils étaient aussi chargés par le bureau du commerce de se préoccuper de l'agriculture, d'interroger les cultivateurs et de provoquer leurs observations (2).

1. Des conseils ou chambres de commerce avaient existé déjà sous Henri IV, Louis XIII et Louis XIV, quand un arrêt du 29 juin 1700 vint créer à l’instigation de d’Aguesseau, un conseil de commerce, chargé de répondre à toutes les demandes d’avis que le gouvernement aurait à lui poser. Revue générale d'administration, 1884, tome XX, p. 261.

2. À côté des six intendants de commerce, créés en 1708, on trouve divers agents administratifs, parmi lesquels d'Armenonville, chargé des ponts et chaussées, ainsi que du service de l’agriculture et du Commerce. Après 1718, sous d’Argenson,

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