Voy. Chap. I*', Péage de S. Denis, p
des ponts et faisaient payer le dérangement que leur causait le passage d'un bateau. Plus tard, quoiqu'on ne tendît plus de chaîne, le droit n'en continua pas moins à être exigé. Les chaînes ont pu aussi être tendues aux époques de troubles pour se garder contre les ennemis.
Coutume. Prestation dans le sens le plus large. Presque toujours ce mot est suivi d'un second qui le détermine ; ainsi, la coutume des harengs, la coutume du vin.
* Escuyage. Sorte de droit de pilotage*.
Gouvernail (droit de). Etait un droit fixe portant tantôt sur tous les bateaux, tantôt sur ceux seulement qui étaient chargés de certaines denrées.
Hanse. Nous avons vu désignées sous ce nom des associations de marciiands; ce mot s'entend aussi souvent de droits perçus sur les marchandises.
* Jettement. Droit sur les marchandises que l'on débarque*.
Lavage, levage. S'entendait proprement du droit levé sur les marchandises entrant ou sortant d'un pays, mais il a aussi souvent un sens bien plus large.
* Montage. Se prenait sur les bateaux qui remontaient'. 11 fait opposition à avalage.
Neuvage. Ce droit se levait sur les bateaux neufs ou passant pour la première fois dans un lieu.
* Palage. Droit de pieu, d'ancrage, ou encore droit sur les objets embarqués ou débarqués*.
Péage. A l'origine ce mot signifiait droit levé sur les piétons, mais bientôt il a pris un sens général.
Pontage, pontennaqe. 11 se prenait sur les navires passant sous les ponts ; et on désignait aussi par ce mot les droits perçus sur les ponts.
Tonlieu. C'était le droit perçu sur les marchandises trans-
1. Voy. Chap. I^»", Péage de Conflans-Sainte-Honorine, p. 36.