‹ Étude sur les droits de navigation de la Seine de Paris à la Roche-Guyon duChapitre 29 sur 104 · Arch. Nat. P 128, fol. 33 r · texte numérisé non relu

Arch. Nat. P 128, fol. 33 r

produisait ce quart, ce qui serait la chose la plus intéressante pour nous.

Un autre aveu de 1395 nous apprend que chaque nef vide devait en montant 4 deniers au pontonnier*. Il ne faudrait pas croire que ce fût là le droit de pontonnage ou du moins ce droit tout entier, car plus loin, Jean de de Maisons qui fait l'aveu nous dit avoir la moitié du profit, après 9 livres parisis que doit prendre Emarry de Vendôme. Or, rien que pour parfaire ces 9 livres il aurait fallu un transit annuel de 450 bateaux, à 4 deniers le bateau, Ces 4 deniers étaient bien plutôt le droit particulier du pontonnier, ce qjui ferait supposer que le droit même de pontonnage était assez élevé. Ainsi à la Roche-Guyon le pontonnage que payait Saint- Wandrille était de 8 deniers et il y avait 1 denier pour le pontonnier. D'autres aveux de diverses dates (1384, 1367, 1390) ^ ne donnent aucun renseignement nouveau.

En 1367, Hutain d'Aunoy et sa femme acquirent le 20 mai d'Evrard de Trainel et d'Isabelle de Poissy, sa femme, la moitié de la seigneurie de la Vaudoire, de laquelle dépendaient, entre autres choses, 105 sous parisis pris annuellement sur le pontonnage du port de Maisons ; 11 livres 9 sous sur la taille dudit port; un huitième de la grande taille du port et la moitié de 2 setiers de sel \ Les mômes, le 20 juin suivant, acquirent de Gilles de Poissy la moitié d'environ 105 sous parisis sur le pontage, plus la moitié de 1 1 livres 9 sous pris annuellement sur la taille du port, la moitié de 2 setiers de sel et la moitié de la grande taille du port, plus 8 livres de rente que ledit Gilles prenait avant tous autres sur le quart de la grande taille *.

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