Archives de l'Hôpital de Mantes, A 10, n
1 1 . Droit de pellage. 11 en est question dans l'art. 196 de la Coutume du bailliage de Mantes et Meulan rédigée en 1556. D'ailleurs nous avons remarqué qu'il se renconcontrait dans plusieurs des localités bordant cette partie de la Seine. J'ai cherché à montrer en quoi il consistait, lorsque j'ai étudié le péage de Meulan.
12. Clerc de Feaue. On dit dans l'arrêt de 1540 n. s. que, de toute ancienneté, il y avait un clerc de l'eau commis par la ville et par ceux au profit desquels se levaient les péages. Ce clerc inscrivait sur les registres des fermiers et des commis des péages ce qui était contenu dans chaque bateau, et, pour ce service, il touchait 2 sous parisis par navire.
13. Péage dit de Saint-Maclou. 11 n'en est question ni dans le tarif de 1532, ni dans l'arrêt de 1540 n. s., mais c'est assez naturel. Ce péage ne constituait pas, à proprement parler, un droit nouveau, puisqu'il consistait d«*\ns la perception de l'universalité des acquits, péages et travers par terre et par eau établis à Mantes, au profit du chapitre de Notre-Dame, depuis le 14 novembre veille de la Saint- Maclou à midi jusqu'au lendemain de la fête de ce saint, soleil couché, c'est-à-dire pendant deux jours et demi*.
14. Droits sur le sel. Nous retrouvons ces droits, sauf celui de pellage, en 1771, dans un état des péages confirmés, supprimes, suspendus ou restant à vérifier*. Dans cet état, il est en outre fait mention d'un autre droit appartenant à la ville de Mantes, appelé « les Anses », qui consistait alors en 3 livres 10 sous par marchand et 3 livres par bateau montant ou descendant la Seine. L'origine de ce dernier droit me paraît assez facile à déterminer. En 1201 Philippe-Auguste confirma les Mantois dans la possession des hanses de terre et d'eau de leur ville pour lesquelles