Arch. Nat. AD« xiii, carton
ils payaient 5 deniers par hanse au prëvôt royal*. Or nous savons que ce mot « hanse » peut s'entendre soit d'une compagnie privilégiée, soit du droit pour y entrer, soit enfin du péage. C'est le dernier sens qu'il faut, croyons-nous, prendre ici; le texte du xiii* siècle et celui de 1771 s'accordent alors fort bien.
III. Voyons maintenant quelle est l'origine de chacun de ces droits et quelle est l'époque la plus ancieune où il en soit fait mention.
Le grand et le petit acquît d'Hannencourt, celui des Landes et de l'abbé de Saint-Denis faisaient partie à la fois des droits de la boëte le roy et de la boëte le roy sur le voyer. Les propriétaires de ces acquits étaient parsonniers du roi pour ces deux boëtes. Cela ressort de tarifs de 1411 et du xviii* siècle' et de l'arrêt de 1540 où les religieux de Saint-Denis déclarent avoir une certaine portion du péage de Mantes à partager avec le roi. Une moitié était pour les parsonniers, l'autre moitié pour le roi. Dans un compte de 1370' on voit que sur le revenu du roi sur le voyer la seconde moitié se partageait entre Jean de II annencourt, l'abbé de Saint-Denis, Jean de Hannencourt le Jeune, Arnould de Bachambre et Guillaume Cochet dans la proportion des nombres 8, 4, 2, 9 et 1. Or les parts de Arnould et de Guillaume ont servi à former l'acquit des Landes* et dans le tarif de 1532, partout où il est pris un droit au profit du roy sur le voyer, il en est perçu également un pour le grand, le petit acquit d'Hannencourt, celui des Landes, etc., et cela dans les proportions indiquées plus haut, sauf pour le vin.
Quant à la boëte du roy, il est à croire que les par-