‹ Étude sur les droits de navigation de la Seine de Paris à la Roche-Guyon duChapitre 54 sur 104 · Arch. Nat. H 30103, dossier · texte numérisé non relu

Arch. Nat. H 30103, dossier

sonniers se partageaient leur moitié, de la même façon que celle qui leur revenait dans la boëte du roy sur le voyer, car au xv* siècle, Saint-Denis possédait 1/8 du tout ou 1/4 de la moitié, que l'abbaye, ainsi que nous l'avons vu, percevait sur la boëte le roy*. Tout cela ne nous autoriserait-il pas déjà à conclure que les deux boëtes du roy et du roy sur le voyer et les acquits d'Hannencourt, des Landes, de l'abbé de Saint-Denis ont une origine commune ?

Nous aurons à revenir sur ces droits, mais examinons auparavant le péage de la ville de Mantes. Ce péage et celui du sieur de Maffliers, — ces deux droits n'en font qu'un et nous les désignerons désormais sous le nom de la ville de Mantes, — appartenaient à la famille de Mauvoisin et existaient au moins depuis le xii* siècle. En 1201, Guy, du consentement de sa femme, vendit à la commune de Mantes une portion de sa coutume par terre et par eau de Rosny, et de sa coutume par terre et par eau de Mantes*. En 1204, Raoul de Mauvoisin aliéna d'autres portions de ces mêmes coutumes, ce que ratifia son frère Guy'. Des lettres de Philippe- Auguste du V novembre 1294 confirmèrent ces ventes*. La famille Mauvoisin possédait ces péages au siècle précédent, puisque, ainsi qu'on le verra plus loin, elle accorda des exemptions. Voici d'ailleurs comment s'exprime l'arrêt de 1510 : Le péage de la ville de Mantes appartenait « longtemps auparavant l'an 1200 à Guy de Mau- « voisin, seigneur de Rosny, lequel tenait un fief de nous « (le roi) et nos prédécesseurs, et relevait du fief de Mon- (( tesperviers qui est au château de Mantes ...»

Les deux acquits de la boëte du roy et du roy sur le voyer avaient la même origine que les droits de la ville de Mantes. Le passage suivant de l'inventaire des anciens

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