Mairie de Mantes
2. Ce coutumier était du xiii« siècle. A-t-il été détruit? Dans tous les cas, il n*est pas à Mantes.
3. Arch, Nat. H 3116-17, 3010*, dossier 336 ; 2993', dossier 73, etc.
version des parisis en tournois, — reproduit à peu près intégralement celui de 1532 pour le roi et ses parsonniers*. La seule différence considérable, c'est qu'au xviii* siècle il n'est plus question de droit de chaîne sur le vin. La boëte du roy sur le voyer existait dès le xii* siècle, puisqu'on 1196 un diplôme de Philippe II, déjà cité, confirmait l'échange par lequel Guillaume de Garlande abandonnait ce qu'il avait sur le péage de Mantes à l'abbaye de Saint-Denis, que plus tard nous avons vue avoir une part sur cette boëte. Ainsi, en résumé, la coutume de Rosny a donné naissance à une partie des droits de la ville de Mantes et à la boëte du roy et à ses parsonniers, tandis que de celle de Mantes sont sortis les autres droits de la ville et les acquits d'Hannencourt, des Landes et de l'abbaye de Saint-Denis dont les propriétaires étaient parsonniers du roi pour sa boëte sur le voyer.
Pour plus de simplicité, je viens de supposer que la ville de Mantes percevait des droits sur tout ce qui devait l'acquit. Ce n'est pas complètement exact, car les mousards et œuillards, sortes de meules à repasser, ne lui payaient rien mais devaient par contre une maille au prieur de Bazainviile. Comme c'est le seul objet sur lequel la ville de Mantes ne perçoive rien, j'en conclus que le prieur était son ayantcause, mais j'ignore à quel titre.
Passonsaux boursettes et au menutonlieu. En avril 1453, Lieufroy le Clerc dit Poupart vendit aux Célestins de Limay « tout le profit et émolument que ledit Lieufroy a, tant en « argent qu'en sel, en et sur les recettes appelées bour- « settes du menu tonlieu * » .
Il n'est question que de vin et de sel dans cet acte. Les boursettes étaient-elles donc une sous-division du menu