‹ Étude sur les droits de navigation de la Seine de Paris à la Roche-Guyon duChapitre 57 sur 104 · Arch. Nat. H · texte numérisé non relu

Arch. Nat. H

2. Arch. de Seine-et-Oise. Titi^es des Célestins de Manies^ cahier du xvi" siècle en parchemin non coté, fol. 1 vo et suivants... On disait indifféremment Célestins de Mantes ou Célestins de Limay.

tonlieu ? Dans le tarif de 1532, il n'est jamais question que de menu tonlieu, même pour le sel et le vin. En 1458 et 1459 les Célestins acquirent d'autres portions dans ce même fief des boursettes*; et, dans les actes d'acquisition, on dit qu'il comprenait les droits sur les denrées descendant et montant sous le pont de Mantes. Il ne faut donc pas attacher un sens trop précis aux termes de menu tonlieu et de boursettes. Adrien Leclerc dit Poupart avait, un siècle auparavant, en décembre 1353, acquis de Guillaume Brosset son droit dans le menu tonlieu et les boursettes*.

Le menu tonlieu existait dès le xiii" siècle, car on lit dans la note des formalités : « Item eisdem (les héritiers Asson) « debemus pro minuto theloneo, de quolibet nave, etc . . . » Nous pouvons remonter encore plus haut. En eflfet, nous savons par le tarif de 1532 que les Célestins avaient des parsonniers, et l'arrêt de 1540 désigne comme tels la maison de Saint-Cyr, le prieur de Bazainville, Saint-Martin des Champs et d'autres que l'on ne nomme pas. Or, nous avons vu que Saint-Martin avait reçu, avant 1119, de Gervais, sénéchal de Philippe 1", 3 oboles par bateau passant à Mantes; nous pouvons donc conclure hardiment à l'existence du menu tonlieu au milieu du xi' siècle'. 11 paraîtrait même que ce droit n'était qu un démembrement d'un droit plus ancien; c'est du moins ce que tendrait à prouver ce passage de l'arrêt de 1540 : « N'ont esté lesdits droits « (du menu tonlieu et des boursettes) inventés de nouveau, « car ils sont anciens, et procèdent de longtemps et de plus « grands droits qui ont été divisés entre eux. » Mais à quelle époque a eu lieu cette division ? Elle s'était au moins produite auxiii" siècle, puisque Saint- Wandrille avait plusieurs droits à acquitter à Mantes. Quoi qu'il en soit, ce passage de l'arrêt

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