Arch. de la Ville de Mantes. Compte de 1601, fol
5. Arch. de la ville de Mantes, fermage des bietis de la ville pour 1675.
6. Arch. de Seine-et-Oise. Titres des Célestins de Mantes, original et copies.
vanta 1 boisseau 1/2 par bateau, obtenaient en 1647 un jugement qui leur reconnaissait le droit de prendre 50 sous sur les 20 premiers bateaux de sel, et 7 livres 10 sous sur les suivants *.
Voici enfin certains renseignements sur l'importance de quelques-uns des droits qui se percevaient à Mantes. Des comptes trouvés dans les archives municipales de cette ville, il résulte que les droits des deux boëtes furent affermés en 1448 pour trois années au profit du roi et de ses parsonniers, le seigneur de Hannencourt, l'abbé de Saint- Denys, etc., moyennant 1,260 livres 12 deniers parisis, soit par an 210 livres 2 deniers pour le roi qui avait la moitié. Le droit de gouvernail, qui resta toujours fixé à 2 deniers par bateau, fut adjugé en 1601 à 11 livres 5 sous; en 1620, à 22 livres; de 1625 à 1630, à 18 livres et en 1673, à 17 livres. La ferme du vin le fut en 1619 et 1620 moyennant 1,975 livres tournois par an*. Enfin, pendant les années 1640, 1641 et 1642, il fut levé sur les bateaux montant et avalant les dimanches et jours de fêtes 64 livres 5 sous, 55 livres 3 sous 10 deniers et 72 livres.
Les Célestins affermèrent les boursettes et le menu tonlieu pour 600 livres par an de 1660 à 1680; 480 de 1609 à 1643; 540 en 1649; 480 en 1655 et 80 en 1665. Un état de 1771 nous indique quelle était la situation légale des péages de Mantes. Avaient été supprimés, faute de titres représentés, les droits sur le sel de l'abbaye de Claire-Fontaine et de l'Hôtel-de-Ville de Paris. Avait été suspendue la perception d'une partie des droits faisant partie des deux boëtes du roy et du roy sur le voyer. Tous les autres péages avaient été confirmés, ou bien la perception en avait été maintenue jusqu'à la vérification des titres ^