SECTE
espèces de vomissements. elles ouvrent les extrémités des canaux cholédoque et pancréatique... elles soulagent toutes les parties du bas ventre par le rafraichissement et l’évacuation des ordures qui y peuvent être ».
Sur les poumons :« Un misérable poulmonique, qui en beuvait de son propre conseil ; disoit cracher avec plus de facilité et respirer plus commodèment outre que ses crachats ne sentaient pas si mauvais qu’à l'ordinaire ». Sur le système nerveux : « Elles peuvent produire un trés bon effet par la guérison des douleurs de tête invétérées… elles guérissent les vertiges, les veilles immodérées.. toutes les espèces de délire mélancolique ».
Sur les voies urinaires, Cela « est si connu à tout le monde, que les plus ignorants incommodés de gravelle, de rétention d’urine, de chaleurs et de douleurs de rein, sans avis du médecin vont boire à notre fontaine assurés qu'ils y trouveront un soulagement infaillible ».
En gynécologie « Toutes les femmes qui ont leur mois en trop grande quantité, ou trop souvent, ou enfin qui les ont de méchantes couleurs, peuvent s’assurer qu’elles trouveront dans nos eaux des remèdes infaillibles et fort commodes ».
Même en dermatologie : « Elles apportent la guérison des rougeurs du visage, des démangeaisons de peau, des dartres principalement si on les en lave et de la gale ». En 1762 Vannier et Moyreau firent de nouvelles
analyses et en publièrent les résultats : « Les parois de
son bassin se trouvent comme incrustées d’une espèce
d'ochre jaunâtre, la pesanteur spécifique de son eau comparée à celle de l’eau commune est comme 17 est à 20 : cette eau a un goût sensiblement ferrugineux, elle porte à la tête, cause une espèce d'ivresse et dispose à l’assoupissement ; elle dépose considérablement dans les vaisseaux dans lesquels on la transporte, il n’est même pas nécessaire qu’elle y séjourne longtemps ». Ces auteurs affirment « que les substances que les eaux de Bourges contiennent, se réduisent à trois principes : un fer trés divisé, un seul neutre de nature particulière, une terre absorbante ».
« Pour ce qui concerne les vertus médicales, par les principes qu'elles contiennent et encore suivant les observations constatées de tous les médecins elles doivent avoir les vertus de l’eau commune, celles du composé salin qu’elles renferment, enfin les vertus des absorbants elles seront donc en raison de leur élément aqueux, délayantes et rafraichissantes, le fer qui s’y trouve les rendra apéritives ; par la terre absorbante qui s’y rencontre elles auront la propriété d’envelopper les âcres qui se trouvent répandues dans les humeurs ou nichées dans les premières voies ».
Ce travail technique a reçu l’approbation de toute la
Faculté de Médecine de l’Université de Bourges.
Dix années plus tard, à la demande du Ministère,
Duperrin étudia l’eau de la Fontaine Saint-Firmin. Il la trouve chargée « d’un sel vitriolique » et d’une terre « absorbante qui suivant lui n’est autre chose qu’un « safran de mars très fin et très divisé ». Il les croit « ra- « fraichissantes, incisives, délayantes, diurétiques, dis-
An res
« cussives, detersives et souvent purgatives ». Il nous assure qu'elles sont employées avec succès « pour réta- « blir la digestion, pour rendre au sang sa fluidité, dans « les coliques bilieuses, venteuses et hépatiques, l’ascité «commencante, la leucophlegmatie, la jaunisse, les « vapeurs, les fièvres intermittentes rebelles, les dysen- « teries inveterées ».…. et bien d’autres maladies. Il affirme
« même que les Eaux de Forges sont très analogues aux « nôtres ».
Mais il nous faut arriver jusqu’en 1845 pour trouver une analyse quantitative de l’eau de la Fontaine Saint-Firmin. Les docteurs Prudhomme et Lavaud en publièrent les résultats sous la forme suivante :
PTOLOSUAENUR TER er RE 0,15
Protosulfate de Magnésie .:. 2... 0,07 Protosuliaté dé cho Re 0,02 Pércarbonate déteteCEr ErEe 0,09 Chlorure demagnésinm 7 RE 0,04 Matières organiques azotées ......... 0,02
Matières grasses irisées indéterminées .. traces
Ces auteurs ayant agi sur 1.000 grammes d’eau.
Ils font suivre leur analyse d’un tableau comparatif entre les différentes stations ferrugineuses exploitées à l’époque. Bourges occuperait donc une place de faveur parmi ces villes d’eaux.
Eaux minérales Composition en fer sous l’état de carbonate sulfate Contrexeville (Vosges) 0,27 —— Forges (Seine-[nfre) 0,04 — Passy (Seine) 0,04 1,00 Provins (Seineet Marne) 0,11 — Spa (Belgique 0,07
Bourges (Cher) 0,09 0,15
Ai
L’année suivante MM. Ripart et Soupiron firent des analyses encore plus détaillées et nous en donnent les résultats dans leur rapport à l’Académie Royale de Médecine.
Analyse physique
Température 129 la température étant à 200 Même température en hiver
Couleur Nulle quand l’eau est courante Odeur Nulle.
Saveur Franchement ferrugineuse mais nulle-
ment strytique.
Pesanteur spécifique : 1000,51.
Analyse chimique
PAS TN LISE ES 0,0200 CES FAT US VON ON PETER 0,0007 Acide carbonique combiné .. 0,1680 Carbonate d’ammoniaque .. 0,0200 Carbonate dechausx 77.. 5 0,2000 Carbonate de fer ADOCIENRALOIe ET nee 0,0400 Crénate de fer SuHAte de CHASSE Re ee 0,0107 Chlorure décalcium 0,0036 Chlorure de potassium ...... 0,0031 NITFACOTEDOEASSe 2... 0,0022 ACITE SIICIQUE EST 0e are se 0,0011 Matière organiques azotées . 0,0262 Ra res 1.000,0000
M. Ripart dans une notice publiée en 1852 sur la Fontaine de Fer nous vante les propriétés des eaux : « On peut dire d’une manière générale que nos eaux « conviennent aux tempéraments lymphatiques et « nerveux, aux constitutions faibles et délicates. Les
Besson 4
be
« convalescents de maladies aiguës qui ont nécessité « de nombreuses émissions sanguines où une diète « prolongée, se trouvent bien de leur usage. Ceux dont « les forces ont été épuisées par de longs travaux, par une « alimentation insuffisante, par des affections morales « profondes etc. peuvent aller demander la santé à « notre source presque toujours, je ne crains pas de « l’affirmer, ce ne sera pas en vain ».
Puis dans cette notice destinée au public il énumère toute la liste des maladies auxquelles l’eau de la Fontaine Saint-Firmin peut apporter secours :
« Pâles couleurs ou chlorose. C’est le plus grand succès de la Fontaine.
«Stérilité est quelquefois guérie.. mais rarement.
« Anémie (appauvrissement du sang).
« Gastralgies (douleurs d'estomac). Action du carbonate de chaux.
« Dyspepsies (digestions difficiles).
« Gravelle (colique néphrétique).
« Hémorragie (pertes de sang).
« Scrofules (ecrouelles).
« Fièvres intermittentes.
« Hypertrophie du foie et de la rate.
« Hydropisie.
En 1890 de nouvelles analyses furent faites à la demande de la municipalité par M. Peneau qui nous en donne le résultat sous la forme suivante :
FeMpDéraALUTe NRC 129209 Débit Re PE RER 425 litres à l’heure
RTE
Composition chimique
Bicarbonate de chaux ........ 0,3300 Bicarbonate de magnésie ...... 0,0079 Carbonate dé fer 0,0127 MANBANCSE ME ERRAUT Net.» traces PERS ROUE TES PNR USER CNE PE 0,0019 DHATE OR CNAUX re 0,0170 Chlorure de sodium .......... 0,0080 Chlorure de potassium ........ 0,0010 SIC ln Non, o 0,0081 Matières organiques. :.... 0,0140
Acide carbonique libre par litre 0 litre 020
En 1905 M. Leprince publia de nouvelles analyses, les résultats sont presque susperposables à ceux de M. Peneau. Il fit des prises de température dans la Fontaine et dans les puits environnants. L’eau de la Fontaine Saint-Firmin a varié de 10° 5 en décembre à 1205 en août tandis que les puits variaient aux mêmes époques de 70 5, à 120 5. Ces résultats lui permirent d'affirmer qu'aucune communication n’existaient entre l’eau de ces puits et l’eau de la Fontaine Saint Firmin.
Pendant la guerre, en 1917 M. Lesieur fit des analyses bactériologique et chimique qui donnèrent les résultats suivants :
Analyse bactériologique :
1° quantitative 294 microbes par centimètres cubes dont 225 non liquéfiants 69 liquéfiants et 916 moississures
29 Qualitative 10 colibacilles par litre pas d’espèce pathogène.