‹ Étude sur les écoles techniques de l'industrie du bâtiment et de l'industrie du bois en AllemagneChapitre 59 sur 61 · La Goopération des pouvoirs publics et des unions · texte numérisé non relu

La Goopération des pouvoirs publics et des unions

professionnelles et syndicales

dans le domaine de l'enseignement des métiers.

Bien des écoles sont abandonnées par la population ouvrière au seul appui ofticici. Les causes de rette situation anormale sont multiples. On a conservé dans le monde travailleur cette idée erronée que les ce Académies », c'est ainsi qu'on appelle les écoles de dessin, forment exclusivement des artistes et que l'ouvrier ne saurait y trouver le moyen d'améliorer son travail. Pour s'attirer la confiance des travailleurs, il est nécessaire de mettre les études de l'éco c en relation plus intime avec l'atelier et de se concilier l'appui moral des associations ouvrières.

Le classement des élèves par groupes de métiers serait un grand pas dans cette voie; dès que l'école serait divisée en sections spéciales d'après la matière première, les groupes de métiers y trouveraient un intérêt immédiat et- direct, et lui prêteraient leur sympathique concours.

Dès ce moment, l'école participerait à la vie professionnelle de la localité; les gens de métier mettraient leur expérience au service de /^M?'à* écoles; les programmes et les méthodes seraient élaborés d'après les exigences du travail même, et de cette coopération naîtrait une situation particulièrement favorable au succès de l'école.

4. — Les collections publiques au service des écoles professionnelles.

Nos principales villes possèdent des collections d'objets d'art industriel, religieusement conservés, exposés à l'admiration du public et surtout des étrangers, mais dont aucun ne sert directement à l'éducation de nos artisans. Nous avons montré au cours de nos études comment les Allemands et les Autrichiens s'efforcent de donner aux jeunes travailleurs l'ardeur, l'initiative et la science en mettant à la disposition des écoles les chefs-d'œuvre professionnels du passé. Les Musées d'art industriel de Berlin, de Vienne, de Dusseldorf, de Dresde, de Hambourg sont entièrement au service de l'enseignement.

Les objets sont classés avec une telle simplicité que les artisans s'y retrouvent facilement; des employés leur donnent les explications nécessaires et les aident dans leurs recherches; ils peuvent copier sur place les objets et même les emporter, moyennant caution. Ainsi les artisans, désireux de se mettre à la hauteur des besoins actuels de leur profession, peuvent étudier la technique d'autrefois et faire rentrer dans la circulation les formes gracieuses, dont les anciens revêtaient les objets les plus usuels.

Les Musées offrent à l'école un matériel d'études précieux ; les objets exposés devraient servir de modèle et de moyen.de démonstration dans les cours.

L'exemple de l'étranger prouve que, sans désorganiser les collections publiques, il est possible de faire profiter plus directement notre industrie des richesses qu'elles contiennent. Ces œuvres n'ont pas seulement de la valeur au point de vue de leur rareté et de leur beauté, ils ont aussi une signification technique et scientifique que l'école mettrait en lumière.

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